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Il fait bon être partisan du CH

Ronald King
La Presse

Vous avouerez que le CH ressemble à une grande équipe ces temps-ci. Il n'y a pas si longtemps, on se demandait si elle allait être des séries éliminatoires.

Maintenant, nous voyons un groupe très méthodique et confiant. All business, comme dit Michel Therrien.

Le mot-clé dans cette affaire est groupe. Même P.K. Subban, qui a tendance à oublier le jeu collectif de temps en temps, a cessé de déjouer trois fois le même joueur pour se faire plaisir et il a rejoint le plan de match de son entraîneur, ce qui fait du CH une meilleure équipe.

Comme l'a dit l'humoriste Patrice Lemieux, «P.K. est un gars qui ne fait pas l'humanité partout où il passe», mais ces temps-ci, même Therrien l'adore.

Ajouter la profondeur, ce mot si galvaudé, mais qui n'existait pas à Montréal depuis longtemps, maintenant bien en place.

Merci à Marc Bergevin. Une équipe à quatre trios qui fonctionnent peut vous amener loin en séries. Rappelez-vous que ces gars-là abusent de leur corps toutes les 48 heures. Ceux qui remportent la Coupe Stanley, à la fin, n'ont que la peau et les os pour la soulever.

Bref, il fait bon être partisan du Canadien ces jours-ci. Il ne manque qu'AlexandereGalchenyuk, un de mes préférés. Mais où l'insérer dans la formation lorsque tout va si bien? Heureux casse-tête.

***

Parlant de Bergevin, il a une façon de voir intéressante en ce qui concerne les bagarres. Dans une entrevue à Philippe Cantin, il a dit à peu près ceci: «Je ne suis ni pour ni contre. Si on les interdit, je m'adapterai. Mais pour le moment, je dois protéger mes joueurs.»

Il a mentionné le nom de Parros, en exemple. Si j'étais le grand George, je souhaiterais que les bagarres ne soient jamais interdites. Il n'est pas le seul dans cette situation.

Il y a quelques années, avant le complexe grand luxe de Brossard, Bob Gainey avait son bureau au septième étage du Centre Bell. J'avais abordé avec lui le même sujet. Sa façon de voir était partagée par plusieurs directeurs généraux et amateurs de hockey.

«Un joueur de hockey a une arme entre les mains, son bâton. Il ne faut surtout pas qu'il s'en serve pour régler ses conflits. On doit développer le réflexe de jeter les gants et le bâton lorsqu'on est en colère. Avec les poings, les risques d'accidents graves sont faibles. À la dernière réunion des directeurs généraux, nous n'avons pas parlé d'abolir les bagarres une seule minute.»

Les choses ont changé depuis. Nous savons maintenant que les bagarreurs développent des symptômes psychologiques inquiétants. Il y a eu des suicides.

Une affaire à suivre...

***

Et voici Stéphane Quintal, le nouveau grand patron de la discipline dans la LNH, qui a cogné dur dans le cas des Blackhawks de Chicago. En suspendant Brent Seabrook, leur meilleur défenseur, pour trois matchs, il met carrément les pieds dans l'issue d'une série.

J'ai côtoyé Quintal lorsqu'il jouait à Montréal. C'était à l'époque où les journalistes voyageaient avec l'équipe. Nous avons amplement de temps pour bavarder avec les joueurs dans les avions, les autocars et dans la file d'attente pour recevoir les clés de notre chambre d'hôtel.

Quintal était bien sûr un des joueurs les plus intéressants en entrevue. Mais je me souviens surtout de son sens de l'humour, de la petite étincelle dans l'oeil et du sourire retenu devant nos questions.

Une anecdote dans un avion en direction de Denver résume bien le personnage. Quintal nous avait abordés lui-même, un colosse debout dans la petite allée...

«Lequel d'entre vous va me demander si nous serons désavantagés parce que le match aura lieu en altitude? Vous nous le demandez à chaque voyage à Denver, chaque année... Je ne dis pas que c'est une question niaiseuse, mais l'altitude ne change pas grand-chose dans un aréna...»

J'étais mort de rire, mais certains collègues ne l'avaient pas trouvé drôle. C'était justement la question qu'ils avaient préparée...

***

Un charmant petit livre jeunesse est apparu récemment, un conte de Christophe Bélair qui a développé une idée de son éditeur Michel Brûlé. Il y raconte la jeunesse de David Desharnais, un homme bien en vue ces jours-ci, à Laurier-Station, près de Québec.

Voici l'histoire d'un jeune joueur de hockey à qui l'on a toujours dit: «David, tu es bon, mais tu es trop petit.» Je sens que ce récit pourrait bien servir des centaines de jeunes hockeyeurs.

Les gens de Québec vont beaucoup apprécier et reconnaître leur région. Il est question de Claude Larochelle, le prince des chroniqueurs de hockey de Québec, un ancien des As aux côtés de Jean Béliveau, et un monsieur particulièrement aimable que j'ai bien connu.

Aux Éditions Cornac (11,95$). David Desharnais dans la cour des grands.

À la fin, il y a un petit lexique de mots compliqués à apprendre et des exercices pédagogiques.

Du beau travail d'édition.




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