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Il a fait beau pour le Royal

Le nouveau club d'ultimate frisbee, le Royal de... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Le nouveau club d'ultimate frisbee, le Royal de Montréal, a disputé son match d'ouverture contre le Rush de Toronto. Sur la photo, le joueur torontois Toly Vasilyev (à gauche) dispute le disque au Montréalais Gabriel Monfette.

Photo Robert Skinner, La Presse

Ronald King
La Presse

Les dirigeants du Royal de Montréal, notre toute nouvelle équipe d'ultimate frisbee, pourraient offrir des leçons à tous ceux qui voudraient lancer un nouveau club de sport.

D'abord, s'assurer que le match d'ouverture locale ait lieu lors de la première belle journée de printemps...

Je m'attendais à voir quelques centaines de spectateurs, les copines des joueurs, leurs parents, quelques amis... C'est toujours ainsi pour un nouveau club. Même pour l'Impact, à l'époque. Mais il y avait plus de 2000 personnes dans les gradins du stade de l'Université McGill, 2000 spectateurs qui faisaient du bruit comme 4000.

Deuxième leçon: s'assurer que l'accueil soit sympathique, qu'on se sente les bienvenus dès l'entrée. Une armée de jeunes, des adeptes de frisbee, nous faisaient sentir très loin des grandes organisations où les spectateurs sont un peu traités comme un troupeau qui doit circuler et consommer à chaque pas. De la bonne humeur, des sourires... ça fait du bien au public.

La direction du Royal est certainement la plus jeune des clubs en ville. Jean-Levy Champagne, qui fait partie de la dizaine de fondateurs et propriétaires de l'équipe, porte même le numéro 10 sur le terrain. C'est un peu comme si Geoffrey Molson jouait à l'aile gauche avec Gallagher et Brière.

Patrick Gratton, un jeune patron en jeans et noeud papillon: «C'est notre clientèle de base qui est ici. Beaucoup de gens de Québec et Sherbrooke, où l'ultimate (les intimes n'ajoutent pas «frisbee») est très populaire. Nous voulons introduire notre sport dans les écoles. Ça ne coûte pas cher et c'est mixte. Parfait pour les jeunes écoliers.»

L'hymne national a été interprété par Geneviève Dufresne, une chanteuse professionnelle, tendance R&B, qui est aussi membre du club Vintage de Montréal, l'équipe élite féminine d'ultimate.

«Nous allons représenter le Canada aux prochains championnats du monde à Lecco, en Italie, du 2 au 9 août prochain. Je pense que nous avons des chances de terminer parmi les deux premiers. Avec les États-Unis, bien sûr...»

Vous ne le savez peut-être pas, mais l'ultimate frisbee prend de plus en plus de place dans l'univers du sport. Certains des joueurs du Royal ont représenté le Canada aux championnats mondiaux.

Le Royal, qui est aussi l'équipe du Québec dans sa composition, est la nouvelle concession de l'AUDL, l'American Ultimate Disc League, qui regroupe, dans la division Est, des clubs de New York, Washington, Philadelphie, Syracuse...

Ils disent «disc», sans doute pour faire plus sérieux, puisqu'on associe souvent le frisbee à un gars un peu ahuri qui joue avec son chien au parc Jeanne-Mance. Je soupçonne que les équipes de Californie, par exemple, ne doivent pas être faciles à battre.

Un représentant du maire Denis Coderre, Dimitrios Beis, qui est aussi responsable des sports à la Ville, nous a rappelé que le maire était farouchement en faveur du sport et il a souhaité bonne route au Royal. C'était gentil, et surtout nouveau de la part de l'administration municipale.

Un animateur de foule a pris la relève, et je dois avouer que c'était le premier qu'il ne me tombait pas sur les nerfs. Il ne disait pas de conneries, il était drôle, il ne criait pas trop fort et savait quand s'arrêter. Bravo à Carl Pigeon, un modèle.

Et puis le match a commencé. L'adversaire était le Rush de Toronto, invaincu pendant toute la dernière saison et détenteur d'une fiche de 2-0. L'ultimate est le seul sport professionnel où la ville de Toronto domine. (Disons plutôt semi-professionnel. Les joueurs reçoivent des allocations de dépenses et quelques dizaines de dollars par match. Ils jouent par passion d'abord. Ils n'hésitent pas à mettre la main dans leurs poches s'il le faut.)

Je m'attendais à un massacre en ouverture, mais la première demie a été très serrée. Le Royal répondait point pour point et nous avons applaudi chaudement, avec Carl Pigeon, «le premier point de l'histoire du Royal!» Du jeu très spectaculaire et gracieux en même temps. Sans rudesse.

Le Rush a lentement pris le dessus pour finalement l'emporter 22-14. Mais le Royal n'avait pas à avoir honte. Pour un début, il s'est très bien défendu contre l'équipe championne. Sur le terrain de jeu autant que dans sa façon de se présenter au monde du sport.

Prochain rendez-vous le 3 mai, à 19h. Il devrait faire beau.




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