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Les surnoms de Montréal

Ronald King
La Presse

Il y a l'Impact, pour que tous les groupes linguistiques le comprennent bien; il y a le Canadien, qui est éternel; les Alouettes, qui étaient des avions de chasse pendant la guerre mondiale... Il y aura bientôt le Royal de Montréal, notre nouvelle équipe d'ultimate Frisbee, un classique...

Le tout dernier nom d'une équipe montréalaise sera les Princes, une éventuelle équipe de baseball mineur.

Les Princes de Montréal?

J'ai demandé à l'un des aspirants dirigeants d'où venait ce nom. Pourquoi les Princes? Pour attirer les jeunes?

Le monsieur m'a répondu qu'ils s'étaient réunis, un groupe de promoteurs, et qu'ils étaient sortis de la réunion avec le nom de «Princes».

J'avoue qu'il y a eu un silence et que je ne savais plus quoi dire. Décidément, Montréal ne sera jamais original dans ses noms sportifs. Ni très agressif. Où sont les Lions, les Tigres, les Ours?

Prenez les Expos, par exemple. Difficile de trouver un nom plus absurde pour une bande d'athlètes. Combien étaient-ils dans cette réunion pour donner ce nom à notre équipe de baseball?

Felipe Alou nous a émus samedi dernier en déclarant qu'il souhaitait voir le baseball majeur revenir à Montréal avant de mourir. Et il a insisté pour que la nouvelle équipe s'appelle les Expos.

La petite histoire veut que le nom Royaux venait d'être choisi par une autre équipe - les Royals de Kansas City. Alors, lors de la réunion à un seul homme - Jean Drapeau - est apparu le nom Expos.

Pour les jeunes qui se demanderaient ce qu'est un expo, il s'agit d'un oiseau très rare qui vit dans les forêts septentrionales du Québec. Un oiseau tricolore, bleu, blanc et rouge, qui émet un cri semblable à un cri de désespoir.

Le mâle et la femelle expos sont monogames. Ils sont unis pour la vie et l'un ne survit pas très longtemps à la mort de l'autre.

Cet oiseau est tellement rare que personne n'a encore réussi à en observer un.

Échos de losange

Lors du dernier week-end fou, alors que le baseball a fait revivre le Stade olympique, quelques coquilles se sont inévitablement produites.

Vendredi, par exemple, pour le premier match, les promoteurs avaient oublié d'acheter une boîte de balles neuves. Lorsque l'arbitre du marbre a réclamé les habituelles balles neuves frottées avec de la boue provenant des rives de la rivière Delaware, comme le veut la tradition, il y a eu une petite panique, selon nos espions.

Le match a eu lieu, mais peut-être avec des balles d'entraînement des Blue Jays et des Mets.

Dans ma jeunesse, nos balles étaient tellement usées qu'on devait parfois les recouvrir de ruban gommé, celui qui nous restait de notre saison de hockey. Qui n'a pas déjà cogné une balle «tapée»?

Nos espions nous apprennent aussi qu'il a manqué de hot-dogs à la 6e manche dans certains stands. Quelque 50 000 hot-dogs avaient été préparés; 50 000 personnes, 50 000 hot-dogs... il y en a qui ont exagéré.

Je me suis contenté d'un.

Beau printemps en vue

Un de mes voisins est originaire de Toronto. Installé à Montréal depuis plusieurs années, il a toujours la feuille d'érable tatoué sur le coeur, comme quoi nous ne sommes pas les seuls à être profondément marqués par le hockey.

Les Maple Leafs viennent de perdre 8 matchs de suite, l'équipe ne participera probablement pas aux séries éliminatoires, l'entraîneur a publiquement crucifié son gardien de but, la femme du même gardien a été malmenée sur Twitter...

Comme quoi nous ne sommes pas les seuls à être un peu cons lorsqu'il s'agit de hockey. Imaginez les mêmes circonstances à Montréal...

J'ai croisé James lundi et j'ai lancé la conversation avec le hockey, comme d'habitude... Il m'a dit qu'il n'avait pas envie de parler de hockey ces jours-ci. Pas de blague, il était vraiment écoeuré. Lui qui aime tellement rigoler, il semblait souffrir. Je n'ai pas insisté.

Ni triomphé, même si nos p'tits gars sont sur une lancée du tonnerre.

Que de beaux buts par le trio Pacioretty-Desharnais-Vanek! Tac-tac-tac... but! Comme je les aime.

On dirait que Vanek est content de jouer pour le Canadien. Se pourrait-il qu'il reste à Montréal pour quelques années? Je suis en faveur, quel que soit le prix.

Et puis notre entraîneur intense et bougon livre la marchandise, comme on dit.

J'aimerais prendre sa défense auprès de nombreux collègues qui lui reprochent d'utiliser le gros Murray. Évidemment, le Suédois est vraiment, vraiment lent, mais il est assez intelligent pour connaître ses limites.

Son jeu défensif est sobre et fiable. Il ne coûte jamais de mauvais buts à son équipe, n'est-ce pas, P.K.? Lorsqu'il est en possession de la rondelle, il la lance le plus loin possible de sa zone...

Ce n'est pas joli, mais c'est efficace.

Et puis il cogne dur.

J'aborde le printemps avec confiance. Cette petite équipe m'emballe.




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