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Le message

Ronald King
La Presse

Un copain m'a déjà expliqué ainsi ses nombreux déboires amoureux: «On dirait qu'après trois ans, mon message ne passe plus.»

Nous avons entendu cet indécrottable cliché cette semaine à propos de Michel Therrien, immédiatement après la défaite à Pittsburgh mercredi dernier. Le Canadien ressemblait en effet à une équipe des ligues mineures ce soir-là. C'était vraiment affreux comme performance, surtout de la part des meilleurs joueurs, «qui doivent être tes meilleurs pour espérer gagner un match», comme le veut un autre cliché.

Il est vrai que, lorsqu'on accorde quatre ou cinq buts par match alors que le coach ne parle que de défense et des «responsabilités défensives», ça ne paraît pas bien pour lui. Surtout qu'il peut compter sur un gardien de but olympique qui se défend comme un diable.

Le reste de l'équipe, à l'attaque et à la défense, se comporte comme un groupe sans direction, d'où le message qui passe ou qui ne passe pas, comme chez mon copain que je ne nommerai pas.

On nous a déjà dit dans les coulisses qu'à Pittsburgh, les méthodes de Therrien avaient beaucoup déplu à ses joueurs, des méthodes un peu vieillottes en effet, qui consistent à punir, à menacer et à empêcher les jeunes joueurs talentueux de s'exprimer.

Après ce match inquiétant à Pittsburgh, le message de Therrien aux médias a été d'oublier cette partie parce qu'il faut se préparer pour les Red Wings. Les médias proches du club ont acquiescé, comme toujours, ils n'en ont pas trop parlé, ils n'ont pas posé de questions serrées, et j'imagine que le coach était soulagé.

Arrive maintenant le temps des rumeurs et des transactions que Marc Bergevin doit réaliser. Des noms sont lancés par nos analystes. Kristopher Letang, un tel, un tel autre... tous des joueurs de talent que les autres clubs n'ont pas envie de céder pour rien. À mon époque, le public et certains médias réclamaient toujours Mario Lemieux, justement, comme si les Penguins allaient le laisser aller.

Sauf que Bergevin mise à long terme. Il ne croit pas que son équipe va remporter des championnats et une Coupe Stanley cette année. Bergevin ne doit pas paniquer comme le font nos savants analystes.

En attendant, le pauvre Therrien ne doit pas bien dormir.

Nadia qui ne souriait pas

Vient de paraître en France, aux éditions Actes Sud, La petite communiste qui ne souriait jamais, de Lola Lafon, une comédienne, auteure et compositrice française qui a passé une partie de sa jeunesse en Roumanie.

On y parle de Nadia Comaneci qui a un lien particulier et fort avec Montréal. Non seulement elle a été la reine des Jeux olympiques en 1976, mais elle s'est aussi réfugiée à Montréal par la suite pour fuir la folie du régime Ceaucescu et ce pays toujours tourmenté.

Il est question de l'exploitation d'une adolescente, avec Montréal comme complice bien involontaire.

Pour ceux qui se souviennent de cet épisode et qui ont connu la femme Comaneci par la suite...

On ne doit pas s'attendre à un conte de fées.

Pour 1 milliard

Le milliardaire américain Warren Buffett s'est bien amusé la semaine dernière en offrant 1 milliard de dollars à la personne qui arriverait à prédire tous les gagnants des 63 parties du March Madness, grande et folle fête américaine du basketball universitaire.

Les poolers, entre autres, en ont beaucoup parlé, mais la blague de Buffett repose sur des statistiques étourdissantes. Bref, on peut parler d'impossibilité tellement les chances sont minimes.

Buffett promet d'assister à la finale avec celui ou celle qui serait près du but et avec un chèque de 1 milliard dans ses mains.

On peut faire beaucoup de folies quand on est milliardaire. Celle-là est nouvelle.

Le porte-drapeau

Au Québec, on croyait bien que nos patineurs de vitesse courte piste ou nos skieurs de bosses étaient de bons candidats au poste de porte-drapeau du Canada aux JO de Sotchi.

Marcel Aubut et son équipe ont finalement choisi une légendaire hockeyeuse, Hayley Wickenheiser. Canada... hockey... il ne faut pas s'étonner.

J'aurais plutôt pensé à des skieurs de fond, des skieurs de slalom géant ou à des patineurs longue piste, mais je n'ai pas d'influence auprès de Marcel Aubut, ce qui est très bien.

Voici maintenant qu'on a peur pour Hayley. Cette tâche porterait malheur. Une vieille légende.

Il n'y a pas qu'au Centre Bell qu'on dit n'importe quoi.




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