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Notes de séries (suite)

Michel Therrien était  bien mal placé, dimanche... (Photo Chris Wattie, Reuters)

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Michel Therrien était bien mal placé, dimanche soir, pour dire que son vis-à-vis Paul MacLean «manquait de classe». C'était lui, Therrien, qui avait provoqué la mêlée générale en envoyant sur la patinoire cinq bagarreurs, dont son protégé, Ryan White, un hooligan.

Photo Chris Wattie, Reuters

Ronald King
La Presse

Nous pouvons maintenant établir un fait: contrairement à la croyance générale, les bagarres au hockey n'influencent pas les équipes.

Dimanche dernier, les joueurs du Canadien ont encaissé cinq raclées en cinq combats pendant une mêlée générale. À son retour au jeu, mardi, le Canadien a largement dominé pendant 40 minutes. Pas intimidé du tout. Alors quand on nous dira à l'avenir que les bagarres servent à lancer des messages pour les prochains matchs ou à réveiller son équipe, ce sera encore de la foutaise.

Les Sénateurs n'étaient pas éveillés du tout quand ils ont entrepris le match suivant. Il aura fallu une série d'erreurs et de décisions douteuses de la part des officiels, dont ceux à Toronto, pour qu'ils l'emportent.

Ces choses-là arrivent. Parfois, elles jouent en faveur d'une équipe, parfois contre elle. À la fin de la saison, l'incompétence et les gaffes des officiels équilibrent les résultats. Ils sont humains et ils prennent beaucoup moins de mauvaises décisions que les joueurs et les entraîneurs.

C'est tout. Les amateurs de conspirations ont tort. Ne soyez pas surpris de voir quelques pénalités douteuses en faveur du CH ce soir.

La Ligue nationale a toujours fonctionné de cette manière.

* * *

Les bagarres servent uniquement à vendre des billets, donc.

Malheureusement, certains des acteurs principaux ne le comprennent pas encore. Michel Therrien, par exemple.

L'entraîneur du Canadien était bien mal placé, dimanche soir, pour dire que son vis-à-vis Paul MacLean «manquait de classe». C'était lui, Therrien, qui avait provoqué la mêlée générale en envoyant sur la patinoire cinq bagarreurs, dont son protégé, Ryan White, un hooligan.

Honte au Canadien

MacLean aurait «manqué de classe» parce qu'il a demandé un temps d'arrêt avec 17 secondes à jouer alors que l'issue du match était scellée.

Foutaise encore. De vieilles rengaines.

Il y avait 10 joueurs sur chaque banc, la confusion était grande, il fallait se réorganiser et penser à sauver les corps valides qui restaient.

MacLean s'est moqué des propos de Therrien et il avait bien raison.

L'entraîneur des Sénateurs a le sens de l'humour, celui du Canadien, pas du tout. Cela a de l'importance dans des situations de haute tension.

Les cinq joueurs tabassés - c'était prévisible, surtout par eux - ne l'ont pas trouvé drôle. Ils savaient qu'ils n'avaient aucune chance à ce jeu-là. Saluons tout de même leur courage.

Therrien a commis une autre erreur majeure quand il a laissé ses jeunes attaquants sur le banc en troisième période, mardi à Ottawa. Ses meilleurs, ce soir-là, étaient Galchenyuk, Gallagher et même Dumont, qui ajoutait beaucoup d'énergie. Ils n'ont pourtant pas beaucoup joué.

À 2-0 et avec 20 minutes à jouer, Therrien a choisi d'y aller avec ses vétérans. Encore la vieille mentalité. On a vu le résultat.

N'en déplaise à ses nombreux amis dans les médias, il faut avouer que le penseur du Canadien connaît jusqu'à maintenant une mauvaise série éliminatoire.

Il n'est pas trop tard pour se racheter, mais il se fait bien tard.

* * *

Parlant de hooligans, il est quand même étonnant qu'on ne voie pas sur notre écran de télé, avant les matchs de hockey, le fameux message: Cette émission peut contenir des scènes de violence. La supervision des parents est conseillée.

On nous le sert pour toutes sortes de choses inoffensives, même avant des talk-shows où il pourrait y avoir des propos salaces, mais certainement pas de bagarres.

Et puis, il y a la nudité, qui est bien plus grave qu'une bagarre à coups de poing, n'est-ce pas?

* * *

Mine de rien, l'absence d'Alexei Emelin pèse lourd dans le camp du Canadien. Voilà un de ces défenseurs fiables, peu spectaculaire, mais efficace, qui jouait de nombreuses minutes. Son compagnon Andrei Markov semble d'ailleurs déboussolé sans lui.

Emelin laisse un grand trou, sans parler de sa robustesse, qui manque cruellement.

* * *

Je crois toujours, et de plus en plus, que Dany Dubé est l'analyste de hockey numéro un au Québec, et peut-être plus. J'aime beaucoup son degré d'objectivité dans ce milieu si émotif et tricoté serré. Ce n'est pas facile, les esprits s'échauffent facilement.

Super Dany nous a montré à quel point il est fort en répondant à une question d'un collègue de Radio-Canada.

- Qui, dans le vestiaire du Canadien, va se lever et relancer l'équipe avec un discours bien senti?

- Ces choses-là se produisent dans Lance et compte. Ça ne fonctionne pas comme ça dans la vraie vie.




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