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Ce qu'un bon coach peut accomplir

Ronald King
La Presse

Parfois, un bon entraîneur peut faire une grande différence, on le sait. Les Spartiates du Vieux-Montréal ont déjà été une puissance du football collégial AAA mais, depuis quelques années, le club piétine au point d'avoir raté les séries éliminatoires, l'an dernier. Puis, le collège a embauché un homme d'expérience, Jacques Dussault, ancien entraîneur professionnel et pionnier du football de haut niveau chez nous.

Demain, dans l'Estrie, les Spartiates disputeront le Bol d'or - qui a quitté la région de Montréal pour une rare fois durant son existence - pour affronter le collège de Lennoxville en finale.

La semaine dernière, les Spartiates ont causé la surprise en éliminant le Collège Vanier, premier au classement en saison régulière, 26-24. Peu d'observateurs y croyaient.

Jacques Dussault, un employé de la SRC qui ne peut se passer de football, a tout de suite fait sentir sa présence. Si vous l'écoutez analyser les matchs du football universitaire télévisés, vous comprenez comment diriger une équipe demande de nombreuses connaissances, du flair, des décisions rapides...

« J'ai vraiment eu beaucoup de plaisir avec les jeunes et je vous jure que cette génération vaut bien toutes les autres qui l'ont précédée. Ce n'est pas vrai que cette génération ne s'en va nulle part. Ceux qui disent ça n'ont pas côtoyé ces jeunes. Quand on est près d'eux, on sait qu'ils ont des ambitions, du courage, des idées, des projets, a raconté Dussault.

« C'était à moi de m'adapter au milieu collégial. Pas le contraire. Quand je pense à notre saison, si je cherche du négatif, je n'en trouve même pas. «

Dussault tient à remercier son patron à la SRC, François Messier, qui a accepté de le libérer de ses tâches les jours où les Spartiates jouent. Dussault n'analysera donc pas le match universitaire de l'année, demain, entre le Rouge et Or de Laval et les Carabins de l'Université de Montréal. Dommage.

L'ancien entraîneur des Alouettes fait aussi du web cam, de la radio locale et une émission hebdomadaire sur le football professionnel canadien pour la SRC d'Edmonton.

Ce qui signifie qu'il hésite avant de confirmer sa présence au Vieux-Montréal, l'an prochain.

« Ça demande beaucoup de temps et de travail. Nous n'avons pas de terrain ; alors nous changeons souvent de lieu d'entraînement. J'ai des enfants, mon travail... «

(Notez que le poste d'entraîneur au collégial est rémunéré. Rien pour assurer une retraite sur la Côte d'Azur, par contre.)

Le collège de Lennoxville, qui a terminé au deuxième rang - les Spartiates au quatrième -, auront, par hasard, l'avantage du terrain puisque le match a lieu à l'Université Bishop, leur domicile habituel. Les deux équipes ont remporté une victoire chacune contre l'autre cette saison. Si les Spartiates l'emportaient, il s'agirait d'un très bel exploit contre les deux grandes puissances anglophones du football collégial.

« Les deux ont beaucoup de joueurs francophones «, a corrigé Dussault, qui est aussi l'un des principaux responsables de cet âge d'or du football scolaire québécois.

Le bon vieux temps

Rencontré par hasard Richard Prieur, ancien relationniste du Concorde de Montréal et des Alouettes. C'était l'époque sombre de l'histoire du club montréalais.

Prieur: « Il y a 17 joueurs des Alouettes dans les équipes d'étoiles cette année. Je crois que pendant toutes mes années passées avec l'équipe, il n'y a pas eu 17 étoiles au total... «

Il a certainement raison.

Les temps sont durs

La tension monte dans la maisonnée. Mes belles perruches, Céline et René, ont déjà séjourné sur le yacht de Tony Accurso et elles craignent que l'étau se resserre autour d'elles. On leur avait pourtant d'y ne pas y aller, qu'elles pouvaient y rencontrer des politiciens et que ça risquait d'avoir une influence néfaste sur elles.

Quant à Rocket, mon pauvre poisson rouge, il rumine encore l'excellent reportage de La Presse de la veille qui nous confirmait, statistiques à l'appui, ce dont nous nous doutions déjà: notre équipe fait profondément pic pic.

Le regard dans le vide, il a pris le mauvais tic d'allumer et d'éteindre la petite lampe du CH que je lui ai offerte pour son anniversaire.

C'est triste à voir.

 




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