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Le train de vie d'Evander Holyeld

Ronald King
La Presse

Le combat de poids lourds entre Evander Holyfield et Nikolai Valuev a été décrit par certains observateurs comme une disgrâce pour la boxe.

Holyfield a donné toutes sortes de raisons pour son retour dans l'arène à 46 ans. Pour montrer à ses sept enfants qu'il ne faut jamais abandonner dans la vie, pour prouver aux experts qu'ils ont tort, pour se faire plaisir...

En fait, Holyfield commence à manquer d'argent pour entretenir son manoir à 17 salles de bain (!), oui, 17 salles de bain, et payer les 500 000$ annuels en pensons alimentaires qu'il doit à ses diverses ex-compagnes.

Il paraît que le combat a été ennuyant, mais Holyfield a perdu par décision majoritaire, ce qui devrait le convaincre qu'il a «encore deux ou trois combats dans le corps», comme il dit.

Pour ce combat contre Valuev, Holyfield a reçu 600 000$, du p'tit change comparé aux jours de paye de ses années de gloire.

Reste à voir si d'autres promoteurs voudront de lui.

Le hockey qu'on aime?

Les relationnistes et publicistes du hockey senior semi-pro du Québec courtisent la chronique Du Revers depuis quelques années déjà, mais vous avez peut-être remarqué qu'il n'en est jamais question dans cette page. Ni de combats extrêmes, d'ailleurs.

Un lecteur nous a fait parvenir un article du Magazine Sorel-Tracy où il était question d'une nouvelle ligue métropolitaine qui aurait des équipes à Laval et Saint-Laurent. Jusqu'ici, le hockey semi-pro sévit en région.

L'ancien propriétaire du Mission de Sorel-Tracy, un certain Jean Cournoyer (Ah! les Cournoyer de Sorel), explique: «Les deux équipes doivent s'engager dans trois combats au cours de la rencontre, sinon, l'équipe qui visite perd la rencontre.»

Mais encore? «Il faut distribuer le nombre d'hommes forts parmi les équipes.»

Mais encore? «C'est ce hockey-là que le monde aime.»

Parlez pour vous et pour votre triste clientèle, M. Cournoyer...

Ruff en exemple

Dans un autre monde, vous avez peut-être remarqué le comportement exemplaire de Lindy Ruff, entraîneur-chef des Sabres de Buffalo, samedi soir au Centre Bell.

Ruff aurait pu protester contre quelques décisions douteuses, surtout en troisième période, mais il se contentait de hausser les épaules. C'est la vie, quoi!

Ruff, un charmant monsieur en entrevue, a raison. Il ne sert à rien de s'énerver, les arbitres vont faire ce qu'ils font depuis toujours...

Guy Carbonneau devrait en prendre note. Si l'on veut influencer les arbitres, il faut se mettre en colère le moins souvent possible. Sinon, ils ne vous entendent plus.

Kovalev rassure

Bon, notre Alex Kovalev a retrouvé son oeil. Il était temps pour lui parce que les vautours de nos médias commençaient encore à le montrer du doigt. Pourtant, Carbonneau l'a dit: «Kovalev est celui qui a produit le plus de chances de marquer depuis le début de saison. C'était une question de temps avant que la rondelle entre dans le but...»

Je me répète, mais c'est là la force de notre valeureuse équipe: les buts peuvent venir de plusieurs joueurs. Kovalev est en panne? Ça arrive. D'autres vont marquer les buts.

Notez aussi que le retour de Mike Komisarek change beaucoup de choses. Ce gars-là est un des meilleurs de la ligue dans son style de jeu.

Je me répète encore, mais pour gagner, il faut d'abord avoir des hommes fiables à la défense.

Chialage national

Rocket, mon brave poisson rouge, était absent, hier soir, rapport à son match hebdomadaire de ballon-balai. Il était furieux que le Canadien ait choisi de jouer le même soir...

Je me préparais donc à passer une soirée calme. Mais... Un caquètement insupportable m'est venu de la cage des perruches, Céline et René. Céline, en particulier, était virulente.

- Je suis tannée d'entendre les gens se plaindre à télé et de lire des lettres excitées dans les journaux... On dirait qu'il n'y a jamais eu d'hiver à Montréal! Ces gens-là voudraient que la neige soit disparue avant de tomber sur les trottoirs, comme par miracle. Ils ne se souviennent pas qu'il y a des tempêtes tous les hivers depuis la nuit des temps. On dirait que le chialage est devenu un sport national. Et puis ces reporters agressifs qui cherchent toujours à blâmer quelqu'un. Moi, je les enverrais pelleter les rues...

Céline a raison. Il est inutile de se plaindre à chaque hiver, ça ne changera rien. La neige va tomber en riant... Et l'an prochain encore.

 




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