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Voici les Carabins du hockey féminin

Ronald King
La Presse

Ce n'était pas une bonne journée pour marcher sur le mont Royal, hier. Vraiment pas. Mais les Carabins de l'Université de Montréal (hockey féminin) tenaient un exercice au CEPSUM... à 12 joueuses.

Les Carabins sont une équipe en formation, une période fébrile et motivante pour les bâtisseurs et bâtisseuses. Les Carabins, première équipe universitaire francophone au Canada, arrivent... Elles seront à l'oeuvre en septembre prochain dans un circuit qui compte déjà les Universités McGill, Concordia, Carleton et Ottawa.

«On sera là pour un moment historique», nous dit Danielle Sauvageau, une des trois entraîneuses. Et avec France Saint-Louis et Isabelle Leclaire, deux géantes du hockey féminin québécois, ainsi que le personnel de l'U de M, on peut dire toute de suite que l'encadrement de l'équipe pourrait difficilement être plus sérieux.

Alors, ce recrutement?

France Saint-Louis: «Il y a déjà neuf Carabins et quelques filles à l'essai. Mais nous avons envoyé des offres partout et les réponses sont positives. Les parents sont souvent plus intéressés par les universités américaines qui ont de gros moyens. Mais avec les bourses que nous offrons à nos athlètes et les coûts inférieurs dans nos universités, une athlète n'aura pas à débourser plus d'argent à l'Université de Montréal. Et puis les universités américaines ne sont pas toutes fiables au niveau de l'instruction.»

Danielle Sauvageau: «Il se pourrait que les Américains réduisent leur nombre de hockeyeuses étrangères, ce qui pourrait nous aider.»

Saint-Louis: «Il suffit d'attirer une ou deux bonnes joueuses et les autres vont suivre.»

Sauvageau: «McGill sera l'équipe à battre. Les Martlets existent depuis 25 ans. Mais je pense que nous pourrions nous maintenir au milieu du peloton, dès la première année.»

Voici une des neuf Carabins: Aline Desarzens, 20 ans, de Lausanne. «Je pensais venir au Québec pour jouer au hockey depuis longtemps. Je voulais jouer à un niveau supérieur. J'ai écrit à Hockey-Québec qui m'a mise en contact avec les Carabins. Je fais partie d'un échange d'étudiants. Je fais des études classiques, je fais du latin et du grec. J'aimerais être professeure de latin un jour...

«À mon arrivée, en septembre, j'ai trouvé les filles un peu plus fortes que moi. Elles ont plus de formation de base. J'ai commencé à jouer à 11 ans. Mais je m'améliore à tous les jours.»

Bonne chance, Aline, et pour le grec et le latin aussi.

Le fait d'être la seule université francophone en hockey féminin pourrait nous faire découvrir de nouvelles réalités et ouvrir de nouveaux horizons. «Nous sommes en contact avec des équipes d'écoles francophones à Saint-Boniface, au Manitoba, où les filles jouent au hockey, dit Danielle Sauvageau, qui est toujours au service de la force constabulaire de Montréal.

«Et puis avec la nouvelle entente entre la France et le Québec, nous pourrions amener plus facilement des joueuses de France. Elles sont en deuxième division au niveau mondial.»

Enfin, ne le dites à personne, les filles ont l'intention de créer, un jour, une ligue semi-professionnelle sérieuse.

Et ces filles-là ne niaisent pas avec le puck, on vous le jure.

Le P'tit Bonheur

Nos amis du Centre Père-Sablon ont réouvert des pistes de leur domaine du P'tit Bonheur dans les Laurentides. Soixante-cinq kilomètres de pistes de ski de fond et des pistes de randonnée en raquettes...

Vous connaissez le P'Tit Bonheur. C'est pour les familles. Les tarifs sont très abordables et les jeunes de 16 ans et moins sont admis gratuitement.

Téléphoner au (819) 326-4281 ou au (514) 875-5555.

Allez, on bouge...

Bravo Esposito!

Angelo Esposito est un des jeunes hommes les plus réfléchis que vous puissiez rencontrer. Beaucoup de maturité, un premier de classe, un garçon modèle, quoi.

Sur une patinoire de hockey, Esposito préfère la finesse à la bagarre et les plaquages dans la bande, bien sûr. C'est peut-être pourquoi l'équipe junior du Canada l'a renvoyé chez lui deux fois.

Mais cette fois est la bonne. Esposito reste et on lui souhaite de jouer maintenant. Que Pat Quinn ait retenu ce joueur cérébral et québécois a de quoi étonner après ses déclarations du week-end dernier.

Esposito aura-t-il l'occasion de s'exprimer?

À suivre.

 




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