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Toujours debout!

Des préposés ramassent chapeaux et casquettes sur la... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Des préposés ramassent chapeaux et casquettes sur la patinoire du Centre Bell après le troisième but de Rene Bourque.

Photo Bernard Brault, La Presse

Ce fut un moment magique de la soirée: lorsque Rene Bourque a complété son tour du chapeau, des dizaines de casquettes et de chapeaux ont été lancés sur la patinoire pour saluer son exploit. Une grande tradition du hockey a ainsi repris vie dans un Centre Bell survolté.

Pendant que les préposés nettoyaient la glace, les Rangers, dépités, ont pris conscience de l'implacable réalité: une fois de plus, le Canadien montrait sa résilience. Non, pas question d'abandonner.

Il y aura donc un sixième match, demain, au Madison Square Garden. Et toute la pression sera sur les Rangers, qui voudront à tout prix éviter un retour à Montréal, samedi, pour une rencontre décisive.

«Ça fait trois fois qu'on fait face à l'élimination depuis le début des séries, a dit Max Pacioretty. Dans un match semblable, si tu ne donnes pas tout ce que tu as et que tu perds, ton été sera très long. Il n'y a pas d'excuses.»

Le pointage de 7-4 fait illusion. Le Canadien a joué avec le feu, laissant les Rangers combler un déficit de trois buts en deuxième période pour créer l'égalité. Cette explosion aurait pu briser le moral du CH, d'autant plus que pour la première fois de cette série, Dustin Tokarski ressemblait à ce qu'il est vraiment: un gardien recrue.

Mais Bourque a inspiré ses coéquipiers en redonnant rapidement l'avance au Canadien. Oui, le gros ailier connaît de bonnes séries. Mais qui aurait pensé qu'il fournirait une impulsion pareille dans ce match déterminant?

Quel extraordinaire retournement de situation pour ce mal-aimé de l'équipe, souvent laissé de côté durant la saison et qui souhaitait une transaction en mars dernier!

«C'est dur de laisser filer une avance pareille, a reconnu Pacioretty. Il faut rendre hommage à Bourque, qui nous a redonné le momentum. Il est un joueur extraordinaire. Sa rapidité et son lancer sont de classe mondiale.»

Pierre Gauthier, l'ancien DG du Canadien, devait aussi sourire en coin. C'est lui qui a obtenu Bourque dans ce rocambolesque échange avec les Flames de Calgary, en février 2012, entre deux périodes d'un match du Canadien à Boston. Les résultats n'ont pas été immédiats, c'est le moins qu'on puisse dire! Mais cette transaction paraît nettement mieux aujourd'hui.

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Après la rencontre, Dustin Tokarski est monté sur un marchepied pour répondre aux questions. Il s'est exprimé doucement, comme s'il s'agissait simplement d'une autre journée au bureau.

- Es-tu aussi calme à l'intérieur de toi-même?

- Bien sûr, a répondu Tokarski, imperturbable.

En fait, le seul signe de sa joie est survenu lorsque le Canadien a inscrit son septième but dans un filet désert, avec plus de quatre minutes à jouer. Devant son filet, il a agité son bras gauche en signe de satisfaction.

«Ce n'est pas fini tant que ce n'est pas fini, mais ce but nous a donné un bon coussin, a expliqué Tokarski. Une avance de deux buts est délicate. Ça nous a fourni une bonne police d'assurance.»

Malgré ses difficultés, Tokarski s'est accroché. En le voyant réaliser quelques beaux arrêts après la remontée des Rangers, j'ai repensé aux propos de P.K. Subban, la semaine dernière.

Coéquipier de Tokarski au Championnat mondial junior de 2009, Subban a expliqué: «Je me souviens d'une rencontre où il a accordé quatre buts. Mais il s'est battu jusqu'au bout et on a gagné. Il est capable de fermer la porte lorsqu'il le faut.»

C'est en plein ce que le jeune homme a réussi hier, notamment lors d'une ultime poussée des Rangers en fin de troisième période. «On a confiance en lui, a dit Pacioretty. On est de plus en plus à l'aise avec lui devant le filet. Il est vite devenu membre de notre groupe.»

Cela dit, on peut être sûr que Marc Bergevin et Michel Therrien espèrent le retour de Carey Price le plus vite possible. Même s'il ne doit pas jouer durant cette série, sa présence sur la patinoire hier matin, à Brossard, pour une courte séance d'exercices, suscite l'espoir d'un retour. Reste à savoir à quel moment.

Pour l'instant, Tokarski demeure l'homme de la situation. Et la manière dont il s'est comporté dans ce match difficile en dit long sur son caractère.

Oui, ce gars-là trouve souvent une manière de gagner. Même si ce n'est pas toujours joli.

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Le visage d'Alain Vigneault traduisait bien son état d'esprit après la rencontre. L'entraîneur des Rangers ne s'attendait pas à un match de la sorte, où le Canadien marquerait sept buts. Les Rangers n'ont pas l'habitude de ces festivals offensifs.

Pour Vigneault, le plus inquiétant est sans doute la contre-performance de Henrik Lundqvist, qu'il a remplacé en deuxième période. Sans être le seul responsable de la poussée rapide du Canadien, le grand gardien n'a pas été en mesure de la stopper.

Sans Lundqvist à son mieux, les Rangers ont paru étrangement vulnérables. Pour le Canadien, il y a là une occasion à saisir.

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Le Canadien se rendra à New York en confiance. «Quand nos quatre trios fonctionnent comme ce soir, on est une équipe difficile à affronter», a dit Pacioretty.

En effet. Et c'était beau de voir l'équipe saluer la foule à la fin du match pendant que l'organiste Diane Bibeau jouait Les Canadiens sont là. La chanson était de circonstance. Car dans ce match sans lendemain, Michel Therrien et son groupe ont répondu présents!

Alors, verra-t-on de nouveau le Canadien au Centre Bell cette saison? Moi, je ne parierais pas contre cette possibilité. Le Canadien est toujours debout.




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