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La victoire d'une famille

Les joueurs du Canadien ont formé une vraie... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Les joueurs du Canadien ont formé une vraie famille hier, en se tenant les coudes de bout en bout pour remporter ce match crucial.

Photo Robert Skinner, La Presse

Michel Therrien compare souvent son équipe à une famille. Avec ses joies, ses difficultés, ses peines, ses rires et ses chicanes. Mais aussi sa solidarité.

Et hier, dans une ambiance enflammée au Centre Bell, les chandails rouges ont formé une vraie famille. C'est en se tenant les coudes de bout en bout qu'ils ont remporté ce match crucial.

Résultat, les deux équipes se retrouveront demain à Boston dans l'ultime affrontement de cette extraordinaire série. Qui l'aurait cru après la désolante performance du Canadien, samedi, au TD Garden?

«Ce sera le plus gros match de la saison, a dit P.K. Subban, après la rencontre. C'est l'fun. Il faut savourer le moment. On est prêt pour ce défi.»

La vitesse est un atout du Canadien. Et hier, elle a constitué une arme redoutable. Dès les premiers instants, les joueurs de Michel Therrien ont patiné à fond de train. Ce dynamisme leur a valu un but, celui de Lars Eller, et de superbes occasions en attaque.

Résultat, les Bruins ont été déstabilisés. Le Canadien a ainsi démontré que, en misant sur sa véritable identité, il embête sérieusement ses rivaux. «On a connu un bon départ et on a mis de la pression sur leurs défenseurs, a ajouté Subban. La foule a crié du début à la fin. Il y avait beaucoup d'énergie dans l'édifice. Ça nous a aidés.»

Subban a raison. On a rarement entendu autant de décibels en première période. Cela a ajouté à la frénésie. L'atmosphère était incomparable. Oui, c'était la fièvre des séries.

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Une famille. Ce mot a pris tout son sens sur le jeu conduisant au but de Max Pacioretty en deuxième période.

Avec les Bruins qui bombardaient le filet, Mike Weaver a bloqué un tir, Carey Price a réussi un bel arrêt et Nathan Beaulieu a repoussé la rondelle hors de la zone danger. Subitement, Pacioretty s'est retrouvé seul devant Tuukka Rask, avec Zdeno Chara sur le dos. Il a habilement dirigé la rondelle entre les jambières du gardien.

Cette réussite a représenté une délivrance pour Pacioretty. Toute la famille a célébré à ses côtés. Brendan Gallagher, dans le rôle du p'tit frère, a été le premier à sauter dans ses bras.

Avec ce but, la rencontre a basculé. On a tout de suite compris que les Bruins ne s'en relèveraient pas. Et que le match était l'affaire du Canadien.

Sur le visage du numéro 67, la joie et le soulagement étaient perceptibles. Sa léthargie était terminée. Enfin!

Deux minutes plus tard, Thomas Vanek a aussi trouvé le fond du filet. En avantage numérique, il a donné une avance de trois buts aux siens. Marc Bergevin et Michel Therrien ne pouvaient espérer mieux.

Il n'y a pas de mystère en séries éliminatoires. Pour qu'une équipe obtienne du succès, les meilleurs attaquants doivent faire leur travail en marquant des buts. C'est aussi simple que cela.

Pour les Bruins, le déblocage de Pacioretty et Vanek n'est pas une bonne nouvelle. Malgré leur modeste contribution depuis le début de cette série, le Canadien est demeuré en vie. Si les deux puissants ailiers retrouvent leur oeil autour du filet, l'attaque du CH profitera d'une nouvelle dimension. Juste à temps pour le match décisif.

«Les Bruins aiment jouer dans leur édifice, a dit Pacioretty. Faudra commencer cette rencontre en patinant autant qu'aujourd'hui.»

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Toute la pression sera sur les Bruins à ce septième affrontement.

Après tout, ce sont eux qui ont mené la LNH avec 117 points cette saison, pas le Canadien; ce sont eux qui comptent parmi la poignée de favoris pour remporter la Coupe Stanley, pas le Canadien; ce sont eux qui sont précédés d'une solide réputation - celle d'un club redoutable depuis son championnat de 2011 - , pas le Canadien.

Mais voilà: contre le Canadien, la bête noire historique des Bruins, la logique ne tient plus. On sent maintenant les joueurs de Claude Julien habités par un doute. S'il fallait que le CH inscrive le premier but demain soir...

Pour gagner et se qualifier en vue de la demi-finale de la Coupe Stanley, le Canadien doit conserver le même plan de match: patiner et patiner encore.

Je l'ai dit et je le répète: les Bruins, malgré leur puissance, sont battables. Leur équipe est très solide, bien sûr, mais elle manque d'opportunisme en attaque. Et Tukkaa Rask, malgré ses qualités, n'est pas aussi solide que Carey Price.

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Au printemps 2011, le Canadien a aussi disputé un septième match à Boston. Les Bruins l'ont emporté en prolongation. Ce fut le premier pas vers leur conquête de la Coupe Stanley.

Même si le Canadien avait failli causer la surprise, l'équipe n'était pas aussi équilibrée que celle de cette année.

Le Canadien des dernières semaines est animé d'une volonté peu commune. On aurait pu penser que le revers de samedi à Boston, après celui de jeudi à Montréal, briserait son moral. Les Bruins semblaient en effet avoir imposé leur loi. Ce ne fut pas le cas.

Oui, toute la pression sera sur les Bruins demain. Ils voulaient à tout prix éviter ce scénario, mais le CH en a décidé autrement.

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Dans un contexte où ce match pouvait être sans lendemain, le Canadien a disputé sa meilleure rencontre des séries. «Tout le monde a contribué, c'est une belle victoire d'équipe», a dit Michel Therrien.

Oui, ce gain est celui d'une famille. D'une famille solidaire qui s'est regroupée pour disputer un match formidable au moment où ça comptait le plus.

Montréal et le Québec entier continuent de vibrer.

Avantage Rangers

Qui choisiriez-vous pour garder le but de votre équipe dans un septième match: Henrik Lundqvist ou Marc-André Fleury?

J'opterais pour le gardien des Rangers, et voici pourquoi je pense qu'ils causeront la surprise, ce soir, à Pittsburgh. Les Penguins n'ont guère été convaincants contre les Blue Jackets de Columbus au premier tour. Et dans cette série, ils ont raté deux occasions d'éliminer les Rangers. Cela laissera des traces.

Les Rangers se sont ralliés autour de Martin St-Louis, éprouvé par le décès de sa mère. Ils sont transportés par l'émotion. Mais n'oublions pas le travail d'Alain Vigneault derrière le banc. Malgré les difficultés et les épreuves, son équipe est demeurée très concentrée. Elle trouve aussi le moyen de frustrer Sidney Crosby, ce qui n'est pas un mince accomplissement.




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