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CH: place à la brigade jeunesse

La fougue et le cran de Brendan Gallagher... (Photo André Pichette, La Presse)

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La fougue et le cran de Brendan Gallagher l'ont vite rendu populaire auprès de ses coéquipiers et des partisans.

Photo André Pichette, La Presse

Sa sélection au repêchage n'a pas fait la manchette. En fait, ce jour-là de juin 2010, le nom de Brendan Gallagher est apparu très loin dans les articles consacrés aux espoirs choisis par le Canadien.

Comment aurait-il pu en être autrement? Réclamé en fin de cinquième tour, le jeune attaquant ne possédait pas une carte de visite susceptible d'impressionner les analystes, surtout en raison de sa petite taille.

Mon collègue Marc Antoine Godin, qui couvrait l'événement pour La Presse, a néanmoins montré du flair, le qualifiant de «choix intéressant». L'appréciation prend aujourd'hui tout son sens.

Après avoir repêché Gallagher, le Canadien n'a pas souligné ses qualités. En fait, Pierre Gauthier, le DG de l'époque, ne l'avait jamais vu jouer. Et il a interdit à Trevor Timmins, le directeur du recrutement, de s'adresser aux médias!

N'empêche que Gauthier a réussi un bon coup lors de ce fameux week-end. Une transaction avec les Coyotes de Phoenix a permis à Timmins de sélectionner au 22e rang le défenseur format géant Jarred Tinordi.

Ce soir, au moment où s'amorcera la série entre le Canadien et les Sénateurs d'Ottawa, Timmins pourra dire mission accomplie.

Moins de trois ans après ce repêchage qui, à première vue, ne constituait pas un grand cru pour l'organisation, Gallagher est une bougie d'allumage du Canadien. Sa fougue et son cran l'ont vite rendu populaire auprès de ses coéquipiers et des partisans.

Quant à Tinordi, un joueur en plein essor, il comble en partie l'absence d'Alexei Emelin à la ligne bleue.

Le repêchage: tout part de là pour une organisation.

* * *

Lundi, dans le vestiaire du Canadien à Brossard. Debout, les patins toujours aux pieds comme s'il n'avait aucune envie de les retirer, Brendan Gallagher répond aux questions des journalistes.

Ce qui étonne, c'est la finesse de ses traits, la douceur de sa voix et ce sourire dont il semble incapable de se départir. Quoi? S'agit-il vraiment de ce joueur combatif à l'extrême, ne reculant devant personne, toujours prêt à endurer des coups pour s'approcher du filet?

«Hé, je pense être un assez bon gars! rétorque-t-il, en riant. Mais j'aime la compétition sur la glace, j'aime lutter contre un autre gars...»

Gallagher a vite appris à relever les défis. Dans les rangs juniors, il a aussi dû se battre pour tailler sa place.

«J'ai toujours travaillé, dit-il. Mes parents ont eu une grande influence sur moi. Je sais tous les sacrifices qu'ils ont faits pour m'aider à percer dans le hockey. Je leur suis très reconnaissant. Lorsque j'ai un bon match, je pense à eux...»

Gallagher ne remportera sans doute jamais le championnat des pointeurs de la LNH. N'empêche qu'il est inspiré par Martin St-Louis, du Lightning de Tampa Bay, qui a réussi l'exploit pour la deuxième fois de sa carrière cette saison. Lui aussi s'est imposé malgré sa petite taille.

«J'ai toujours aimé la manière dont il joue, cette façon de se battre pour la rondelle...», dit Gallagher.

Le jeune attaquant du Canadien pourrait cependant récolter un honneur qui a échappé à St-Louis: le titre de recrue de l'année. Cela lui ferait sûrement plaisir, même si les honneurs individuels ne reflètent pas sa conception du hockey.

Ainsi, Gallagher ne savait pas vraiment ce qu'était la Coupe Molson, lorsqu'un collègue lui a fait remarquer qu'il avait terminé au deuxième rang cette saison!

Alors voici, Brendan: c'est la récompense remise au joueur le plus souvent choisi parmi les trois étoiles du match. Et tu pourrais bien la remporter à quelques reprises durant les prochaines années...

* * *

Bon, les séries commencent ce soir pour le Canadien et les attentes sont énormes. On sent qu'un échec aux dépens des Sénateurs d'Ottawa provoquerait une vive déception à Montréal.

Cette réaction est normale, surtout après la pathétique saison de l'an dernier. La ville a soif de séries, de très longues séries.

L'affrontement sera néanmoins difficile pour le Canadien. Les deux rivaux sont de force égale et le résultat se jouera sur une foule de détails.

Voilà pourquoi la confrontation entre les deux entraîneurs, moins spectaculaire que celle entre P.K. Subban et Erik Karlsson, sera aussi déterminante. La préparation, et la réaction aux inévitables déceptions qui surviendront de part et d'autre, auront une grande influence sur le résultat final.

Je favorise le Canadien en sept matchs. Mais vous savez quoi? Si l'équipe s'incline après s'être battue avec énergie, ce ne sera pas un recul dans sa progression.

Pourquoi? Parce qu'il est clair que le Canadien s'en va dans la bonne direction. P.K. Subban s'installe lentement dans le rôle de supervedette de la LNH et Lars Eller, un choix de première ronde en 2007, débloque enfin. De leur côté, Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher ne comptent pas 50 matchs d'expérience dans la LNH.

En 2010, le Canadien a surpris en atteignant la demi-finale de la Coupe Stanley. Mais la composition de l'équipe, avec des vedettes plus âgées, n'annonçait pas un avenir radieux.

Trois ans plus tard, peu importe le résultat de la série contre les Sénateurs, c'est tout le contraire.

Un jour, vous verrez, Brendan Gallagher et la brigade jeunesse du Canadien rapporteront la Coupe Stanley à Montréal. Mais pas ce printemps. C'est encore trop tôt. Patience... et bonnes séries à tous!




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