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Louis Morissette fait-il sa Dodo?

Louis Morissette... (Photothèque Le Soleil)

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Louis Morissette

Photothèque Le Soleil

Il a répété sur toutes les tribunes que le Bye Bye de 2012 serait son dernier. Mais voilà que Radio-Canada annonçait hier que Louis Morissette et sa maison de production KOTV seront à la barre de sa prochaine revue humoristique annuelle, dans une «formule complètement renouvelée». Louis Morissette ferait-il un Dominique Michel de lui-même?

«Pas du tout! se défend l'auteur, comédien et chef d'orchestre des Bye Bye 2008, 2010, 2011 et 2012. Je l'ai dit et je le répète: je ne jouerai pas et je n'écrirai pas de textes. Je poserai un regard plus extérieur sur l'émission.»

Louis Morissette produira le Bye Bye avec sa société de production et supervisera l'écriture des textes, en compagnie de ses complices François Avard (script-éditeur) et Louise Richer (productrice au contenu). Alain Chicoine, son associé (avec Louis-Philippe Drolet) chez KOTV, agira à titre de réalisateur coordonnateur. Tous les quatre étaient engagés dans les derniers Bye Bye.

Les changements seront plus visibles à l'écran. Véronique Cloutier, la compagne de Louis Morissette, ne sera pas de l'équipe de ce Bye Bye «nouvelle formule», comme du reste les comédiens des dernières livraisons de la revue de l'année: Hélène Bourgeois-Leclerc, Michel Courtemanche et Joël Legendre.

«Je ne fais pas une croix définitive sur le Bye Bye, dit Morissette, l'auteur et comédien. Mais il était souhaitable que d'autres prennent le relais. L'actualité, notamment politique, n'évolue pas si rapidement que ça! On ne ferme pas la porte à un retour. On part en groupe; on pourrait revenir en groupe.»

Après le dernier Bye Bye, généralement bien reçu à la fois par le public et la critique - et qui a remporté il y a quelques semaines l'Olivier du meilleur spécial humoristique télévisé -, Louis Morissette avait clairement laissé entendre qu'il préférait passer le flambeau. «Je n'ai pas vu mes enfants du temps des Fêtes, dit-il. Entre le 15 décembre et le 2 janvier, je n'étais pas là ou presque, sauf à Noël. Je n'avais pas envie de revivre ça l'an prochain. Véro non plus.»

Ce touche-à-tout et «workaholic» impénitent - consulté même pour les cadrages dans le Bye Bye -, saura-t-il lâcher prise à titre de producteur? S'il est de nouveau associé à l'émission la plus attendue de chaque année, c'est que Louise Lantagne, la directrice générale de la télévision de Radio-Canada, souhaitait mettre à profit son expérience des échecs et des succès du Bye Bye depuis 2008 (l'année du très regrettable faux pas à propos de Nathalie Simard).

«On a fait quatre des cinq derniers Bye Bye, rappelle-t-il. Il y a eu des bons coups et des mauvais coups. C'est un apprentissage. Dans un Bye Bye, la cible est tellement large que l'on sort d'un contexte humoristique traditionnel. Certains diront que de l'humour, c'est de l'humour. Mais les deuxième et troisième degrés ne passent pas toujours bien dans un contexte comme celui-là. Ça rassurait Radio-Canada qu'on soit là.»

Le diffuseur public a précisé hier, dans un communiqué, qu'on en saurait davantage seulement l'automne prochain sur cette «formule renouvelée» du Bye Bye. Mais encore? Louis Morissette préfère aussi garder les surprises pour plus tard. Il se contente de dire qu'il sera entouré de gens de confiance, de sa communauté d'esprit, dont certains ont déjà été approchés. «On ne veut pas refaire le casting que l'on avait auparavant, en remplaçant quelqu'un qui sait chanter et danser par quelqu'un d'autre qui sait chanter et danser, dit-il. On veut faire les choses autrement.»

De quelle manière la formule, classique et éprouvée, de la rétrospective humoristique risque-t-elle d'être renouvelée? Dans le ton de l'équipe mise en place, croit l'auteur. On comprend, entre les lignes, qu'il risque d'y avoir moins de jeu d'acteur et plus d'humour franc, avec des artistes versés en la matière.

Mais que le Bye Bye restera essentiellement affaire de sketchs, de parodies, de pastiches, de clins d'oeil et de maquillages spectaculaires. Bref, si j'ai bien compris, on ne réinventera pas la roue (elle est ronde; elle roule). Et la formule ne risque pas d'être aussi «complètement renouvelée» que le prétend Radio-Canada. Ce qui n'est pas nécessairement une mauvaise idée...

Louis Morissette ne souhaite d'ailleurs pas trancher avec l'esprit rassembleur et grand public des derniers Bye Bye, quitte à y sacrifier un peu d'audace. «C'est une émission qui est regardée par 4,5 millions de personnes, rappelle-t-il. Ce n'est pas l'occasion de régler un conflit de société par un sketch ou de viser un public de 18-34 ans friand d'humour absurde.»

Morissette, qui aura 40 ans en juillet, semble en quelque sorte à la croisée des chemins. Il a quitté récemment Les enfants de la télé, qu'animera Véronique Cloutier en septembre pour une quatrième saison à Radio-Canada, et la série humoristique Et si?, dont il est le concepteur, n'a pas été renouvelée à l'antenne de V.

L'auteur ne chôme pas pour autant. À l'automne, il compte déposer pour une deuxième fois auprès des institutions subventionnaires un scénario de long métrage, sorte d'excroissance de la série C.A., diffusée à Radio-Canada il y a quelques années. «C'est une comédie dramatique, ironique et sarcastique, très propre à ma génération, à propos de la quête d'un personnage qui ne cadrait pas dans C.A.. J'espère que la prochaine fois sera la bonne!»




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