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Andrew Molson s'implique dans le transfert des PME

Andrew Molson, président du Groupe conseil RES PUBLICA... (Photo Olivier PontBriand, La Presse)

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Andrew Molson, président du Groupe conseil RES PUBLICA et membre du conseil d'administration de Molson Coors, et Vincent Lecorne, du Centre de transfert d'entreprise du Québec

Photo Olivier PontBriand, La Presse

Bien qu'il soit issu de la septième génération de la famille Molson et qu'il incarne un exemple de longévité plutôt rare de transfert familial de la propriété d'une même entreprise, Andrew Molson ne tient pas à ce que les entrepreneurs québécois cèdent absolument le contrôle de leur entreprise à leurs enfants. « Ce qui compte au-dessus de tout, c'est d'assurer la pérennité de l'entreprise », expose-t-il.

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Andrew Molson

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

Andrew Molson a accepté de devenir porte-parole du Centre de transfert d'entreprise du Québec (CTEQ) afin de sensibiliser l'immense cohorte de 60 000 entrepreneurs baby-boomers - qui doivent prendre leur retraite d'ici 2023 - à s'engager activement dans le processus de transfert de leur entreprise.

« Il faut prendre le temps pour bien organiser un transfert de propriété. Il faut des années de préparation pour vendre une entreprise ou pour préparer le relais pour les enfants qui vont prendre la relève.

« Mais le transfert familial n'est pas une finalité en soi. L'important, c'est que nos entreprises québécoises continuent d'opérer et restent de propriété québécoise.

« Si la vente permet d'assurer la pérennité de l'entreprise, alors c'est mieux de vendre. Il ne faut pas que l'on se transforme en une économie de succursales. »

Même si Andrew Molson est toujours impliqué dans la gestion de l'entreprise brassicole fondée à Montréal en 1786 par son ancêtre John Molson, il n'occupe pas de fonction opérationnelle chez Molson Coors, tout comme son frère Geoff, président du Canadien de Montréal.

« Les familles d'entrepreneurs peuvent participer au transfert de propriété en conservant une partie du capital de l'entreprise et en participant activement à sa gouvernance. Elles apportent leurs connaissances et peuvent jouer un rôle sur la direction de l'entreprise, » suggère-t-il.

UN RÔLE VITAL

On connaît la fonction capitale que jouent les PME dans l'écosystème économique québécois.

Elles représentent 98 % des entreprises au Québec et sont responsables de 55 % de tous les emplois de la province, même si 95 % d'entre elles comptent moins de 50 employés. Les PME génèrent à elles seules près de 50 % du produit intérieur brut québécois.

Vincent Lecorne est PDG du Centre de transfert d'entreprise du Québec, un organisme qui a été créé par le ministère du Développement économique en 2015 pour encadrer la vague de départs massifs à la retraite des entrepreneurs baby-boomers.

« On est là pour donner de l'information aux entrepreneurs, les accompagner dans leurs démarches et pour assurer le maillage interrégional entre entrepreneur-vendeur et repreneur », laisse-t-il savoir.

Depuis sa fondation, le CTEQ a été en contact avec 5000 entrepreneurs, mais le mouvement devrait aller en s'accélérant puisqu'on prévoit que le pic des départs à la retraite devrait survenir en 2020.

« On a créé un index et on a 600 entreprises à vendre qui y sont inscrites. Mais on a 4000 repreneurs qui sont à la recherche d'entreprises dans tous les secteurs d'activité », souligne le PDG du CTEQ.

Beaucoup de chefs d'entreprise repoussent à plus tard leur décision de vendre. Ils préfèrent conserver leur train de vie plutôt que de réaliser un gain en capital. Mais cette attitude risque d'avoir des répercussions négatives sur les affaires de leur entreprise.

« On offre un service d'accompagnement gratuit, sans commission. On propose des solutions tel que le rachat par les gestionnaires ou la création de coopératives de travailleurs. Mais il faut que les entrepreneurs manifestent clairement leurs intentions », observe-t-il.

La PME type qui devra trouver prochainement un repreneur est une entreprise qui compte entre 10 et 20 employés et réalise un chiffre d'affaires de 2 millions.

Le ratio actuel est de 1 entreprise à vendre pour 10 acheteurs. Le problème est plus criant en région, où les entrepreneurs sont nettement plus réticents à déclarer publiquement leurs intentions, question de prestige, de statut et de communauté plus tissée serré.

« Il faut que les entrepreneurs préparent leur succession. Je veux m'assurer de bien faire rayonner ce message », indique Andrew Molson, qui étudie la possibilité de créer un conseil des gouverneurs du CTEQ qui compterait des membres de partout au Québec afin de bien faire passer le message.

Le Québec compte évidemment bien peu d'entreprises qui perdurent au-delà de sept générations. Mais 60 000 PME devront prochainement trouver un nouveau propriétaire pour poursuivre leur parcours. Une occasion de s'ouvrir sur une nouvelle génération.




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