Source ID:4d68d4ee-6794-49eb-856d-9743ef6f1d81; App Source:alfamedia

La nouvelle vie de Pharmascience

Pharmascience s'est imposée au fil des ans pour devenir la plus importante entreprise pharmaceutique au Québec. La société, fondée en 1983 par le pharmacien montréalais Morris Goodman, est toujours parmi les plus importants fabricants de médicaments génériques au Canada, mais elle a maintenant élargi son champ d'action du côté de la conception et de la fabrication de médicaments d'origine.

En fait, cela fait déjà cinq ans que David Goodman (le fils de Morris et actuel PDG de Pharmascience) a entrepris de diversifier les activités de l'entreprise de Saint-Laurent en créant Pendopharm, une nouvelle division responsable de commercialiser au Canada des produits d'origine qui ont été développés à l'extérieur du pays.

« Depuis cinq ans, Pendopharm distribue au Canada des produits d'origine dont on a acheté les brevets à l'étranger ou à partir de nos propres brevets.

« C'est une division qui prend de l'ampleur et qui va générer 25 % de toute la croissance du groupe Pharmascience », explique Hugo Boisvert, le nouveau vice-président et directeur général de Pendopharm, en poste depuis huit mois dans ses nouvelles fonctions.

Après avoir travaillé durant 18 ans chez L'Oréal, dont 10 années passées à l'étranger, où il a été notamment directeur général en Asie-Pacifique, en Amérique latine, en Europe et en Amérique du Nord, Hugo Boisvert voit dans Pendopharm une activité semblable à celle qu'il exerçait chez L'Oréal, mais avec une potentialité de croissance beaucoup plus importante.

« La distribution de produits cosmétiques et de médicaments sont deux activités qui se ressemblent. Chez Pendopharm, on a une activité marketing importante puisqu'on doit bâtir des marques dans le marché canadien. » - Hugo Boisvert, VP, directeur général de Pendopharm

INNOVATION ET COMMERCIALISATION

En cinq ans, Pendopharm a garni son portefeuille de médicaments d'origine de 67 produits dans trois grands domaines de la médecine, soit la gastroentérologie-allergie, l'orthopédie et les produits hospitaliers.

« On achète des produits à l'étranger qui ne sont pas disponibles ici, par exemple le sirop Helixia qui est un sirop à base d'ingrédients naturels qui est le numéro un en Allemagne.

« Pharmascience est présente dans une soixantaine de pays et on voit donc toutes les molécules qui sont développées dans le monde et tous les nouveaux produits que l'on pourra un jour distribuer au Canada », souligne Hugo Boisvert.

Pendopharm est particulièrement fière d'être la première pharmaceutique dans le monde à commercialiser le Cingal, un viscosupplément révolutionnaire qui permet de soulager l'arthrose pour une période qui peut durer jusqu'à 26 semaines.

« L'injection qu'a développée l'entreprise Anika Therapeutics aux États-Unis fait la combinaison de deux produits : un viscosupplément et un antidouleur. On est les premiers à offrir un tel traitement. La Food and Drug Administration est en cours d'homologation du traitement, mais Santé Canada l'a déjà homologué », précise Hugo Boisvert.

La commercialisation de telles innovations a permis à Pendopharm de réaliser des revenus de 150 millions l'an dernier sur les revenus totaux de plus de 700 millions qu'a enregistrés Pharmascience.

La nouvelle entreprise affiche toutefois un taux de croissance de 15 à 20 % par année et Pendopharm devrait générer 25 % de la croissance totale de Pharmascience d'ici 2020, estime son responsable.

L'objectif du groupe pour 2020, c'est aussi de produire le premier médicament d'origine qui aura été conçu dans ses laboratoires. Présentement, Pendopharm réalise 100 % de ses revenus au Canada. Avec ses médicaments d'origine, l'entreprise vise à vendre partout dans le monde.

LA PLUS GROSSE SOCIÉTÉ PHARMACEUTIQUE QUÉBÉCOISE

L'industrie pharmaceutique québécoise a semblé donner des signes d'essoufflement dernièrement avec le déplacement de certaines activités de ses grands acteurs internationaux, tels que Bristol Myers. L'avenir de la lavalloise Valeant est aussi incertain, compte tenu de son endettement.

Pharmascience poursuit pour sa part le développement de ses activités à Montréal. Les travaux d'agrandissement du siège social de Saint-Laurent se poursuivent puisqu'on va y rapatrier les activités des sites des rues Esplanade et Abraham.

« Le siège social va absorber les employés des autres sites de Montréal. On va continuer d'opérer notre laboratoire et notre usine de Candiac, qui est l'un des plus importants centres de recherche en Amérique du Nord sur les produits injectables », relève Hugo Boisvert.

Pharmascience a racheté en 2014 le laboratoire de Uman Pharma, spécialisé dans les médicaments génériques anticancéreux, les produits d'oncologie et les produits injectables.

Chaque année, Pharmascience investit plus de 30 millions en recherche et développement et l'entreprise se classe parmi les 50 entreprises canadiennes qui investissent le plus en recherche.

Au total, Pharmascience produit et commercialise plus de 2000 médicaments d'origine et génériques dans quelque 60 pays. De ses revenus, 80 % proviennent du Canada et 20 % sont réalisés de ses activités internationales.




la boite: 1600127:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

La liste:-1:liste; la boite:2525685:box; tpl:html.tpl:file

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer