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Ces investisseurs-vedettes

Je n'avais jamais vu l'émission de télé Dans l'oeil du dragon avant que François Lambert - l'un des cinq investisseurs qui rêvent chaque semaine de découvrir la prochaine Microsoft québécoise - ne cherche à me rencontrer pour m'expliquer sa démarche télévisuelle. C'est que M. Lambert n'est pas qu'un simple Dragon saisonnier, il pratique le financement de démarrage sur une base régulière et systématique.

Il y a trois semaines, j'ai donc consacré une partie de mon lundi soir à visionner pour la première fois Dans l'oeil du dragon à Radio-Canada en vue de ma rencontre du mercredi suivant avec François Lambert, question d'en savoir un peu plus sur notre fort probable sujet de conversation.

Sauf que le mardi matin, en parcourant La Presse+ sur mon iPad, je constate avec stupeur que ma collègue Isabelle Massé vient de réaliser le même type d'entrevue, mais avec la dragonne Danièle Henkel.

Simple coïncidence, m'affirme François Lambert. Selon lui, ça ne peut pas être l'effet d'une convergence marketing planifiée parce qu'il n'a aucun atome crochu avec Mme Henkel. Il paraît même que ça se voit à l'écran.

«Disons qu'on n'a pas la même philosophie de l'investissement. Elle est beaucoup plus politique que moi, on ne voit pas les affaires de la même façon», m'explique-t-il sommairement.

Il n'en reste pas moins que les Dragons que l'on voit à Radio-Canada ne semblent pas détester la publicité et qu'ils ont plutôt tendance à se disputer la notoriété de leur participation hebdomadaire à cette émission de télé populaire.

D'autant qu'un des nouveaux venus de cette deuxième saison des Dragons, le spécialiste techno Alexandre Taillefer, qui a notamment fondé la société Intellia au début des années 90, a obtenu beaucoup d'attention lorsqu'il s'est joint à l'émission au moment même où il faisait la manchette dans son nouveau rôle de président du conseil d'administration du Musée d'art contemporain de Montréal.

Bref, cette forte médiatisation des Dragons est à l'inverse du profil type attendu des investisseurs qui cherchent à prendre des participations dans des entreprises en démarrage.

Ces riches investisseurs qui sont prêts à prendre un risque dans une entreprise naissante - tout en visant d'abord un formidable rendement sur leur investissement - sont habituellement jaloux de leur anonymat au point d'en faire souvent une condition préalable de leur participation.

Ce qui n'est pas le cas de François Lambert.

Une star des «start-up»

C'est d'ailleurs au volant d'une flamboyante Lamborghini orange que le Dragon Lambert s'est présenté à notre rendez-vous. Il a stationné son bolide bien en face du resto.

Ma fille, avec qui j'ai regardé Dans l'oeil du dragon, m'avait prévenu qu'il avait participé à l'émission Un souper presque parfait où il avait fait un spectaculaire étalage de sa richesse.

François Lambert ne s'en cache pas. C'est en allant reconduire son fils à l'école que la mère d'un camarade, également productrice de l'émission, lui a suggéré de participer à Un souper presque parfait.

«Je n'ai rien à cacher. Les gens sont venus dans ma maison, et je leur ai fait visiter ma cave à vins, comme je le fais avec tous mes amis», confesse-t-il.

Son argent, François Lambert l'a fait dans le secteur de la téléphonie en créant, en 2000, un logiciel de reconnaissance de la voix et la firme Aheeva, puis en lançant, en 2003, la société Atelka, un centre d'appels que son partenaire et lui ont vendu en 2011.

«On a eu un premier contrat pour notre centre d'appels en septembre 2003. On a commencé avec 20 employés. Un mois plus tard, on est passés à 150 et en décembre, on était rendus à 300 employés. Dès la première année, Atelka nous a payé des dividendes», rappelle-t-il.

En 2011, son partenaire et lui ont vendu l'entreprise qui comptait alors 2500 employés, après avoir enregistré 9 années de forte profitabilité, et ils ont créé la firme Impulse Capital, une société de capital de risque qui prend des participations dans des entreprises en démarrage, mais qui sont déjà profitables.

«Les Dragons m'ont permis de me faire davantage connaître. Depuis un an, j'ai reçu 300 projets d'investissement. Mon objectif est de prendre cinq ou six participations par année et de rouler avec un parc d'une vingtaine d'entreprises. À ce jour, j'ai investi dans trois projets, dont Bio-Éternelle que j'ai découverte au cours de la première saison des Dragons», précise-t-il.

Ses choix d'investissement reposent essentiellement sur trois critères. Ça lui prend un entrepreneur doué et passionné qui a développé un produit différencié et pour lequel il existe un marché bien réel.

Bref, à 45 ans, François Lambert a décidé de profiter de la vie et des occasions d'affaires qui passent et, surtout, de ne pas cacher sa réussite, bien au contraire.




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