Extrait d'une conversation au journal entre la collègue Nathalie Petrowski et moi à propos de District 31, qui sort des ondes ce soir avec plusieurs revirements importants au menu.

Publié le 20 déc. 2018
Hugo Dumas LA PRESSE

Moi : Je suis certain que le gros punch de l'épisode de jeudi, ça va être que Yanick Dubeau (Patrice Godin) a un lien de parenté avec (censuré).

Elle : T'es dans le champ, je pense que Dubeau a tué (biffé) pour protéger (rétracté). C'est clair.

Moi : Ça se tient, mais j'ai l'impression que Luc Dionne prépare quelque chose de plus explosif, de plus gros, genre. Fabienne Larouche m'a dit que l'auteur allait se faire harceler par les fans de District 31 pendant tout le congé de Noël.

Elle : Ouin, je ne suis pas convaincue.

Après cette discussion ponctuée de quelques sacres, j'ai visionné le dernier épisode de District 31, que vous verrez ce soir à 19 h. Verdict ? Ni Nathalie ni moi n'avions deviné la tournure des évènements.

Rassurez-vous. Cette chronique ne renferme aucun divulgâcheur fâchant. Maintenant, si vous cherchez des réponses dans le dossier de la tenancière Paule Lefebvre, vous les obtiendrez au retour des Fêtes. Patrick Bissonnette (Vincent-Guillaume Otis) suit une piste prometteuse, celle des téléphones cellulaires à reconstruire, mais elle ne débouche pas tout de suite.

La seule info que je vous glisse, c'est que des personnages (oui, oui, au pluriel) disparaîtront à jamais du populaire feuilleton policier de Radio-Canada. De quelle façon ? Faudra me torturer pour le savoir. Conseil de pro : regardez donc votre District 31 en direct, car les réseaux sociaux bousilleront assurément votre plaisir en relayant les secrets de la série.

L'épisode s'ouvre avec une révélation très forte et se conclut avec un retournement violent, suivi d'une image inquiétante pour une des protagonistes, qui ne se doute pas de ce qui lui pend au bout du nez. Ça risque de jaser dans les chaumières pendant le temps des Fêtes.

Aussi, le scénariste Luc Dionne éclaircit les motifs de la guerre de pouvoir entre la lieutenante Gabrielle Simard (Geneviève Brouillette) et le commandant Daniel Chiasson (Gildor Roy). Bonne chose de faite.

Parlant de dénouement satisfaisant, toute l'affaire Léopold Jean a enfin été classée avec les confessions des Spice Girls de la prostitution. Même les personnages de la quotidienne se plaignaient ouvertement que ce volet interminable les énervait. Comme nous à la maison. La réalité a encore rattrapé la fiction au 31.

Malgré leur implication dans cette enquête infiniment longue, on va s'ennuyer de Miss BBQ, alias Amélie Bérubé, alias Nadia (Charlotte Legault), de même que de la ricaneuse Nancy, alias Virginie Francoeur (Catherine-Audrey Lachapelle).

Si l'on se fie à l'épisode de mardi, le lien amoureux entre Amélie et Laurent Cloutier (Patrick Labbé) a été rompu de façon définitive. « C'est mieux qu'on garde nos distances. C'est fini. T'avais raison », a dit Laurent Cloutier à son ancienne flamme.

Ça ne signifie toutefois pas que Miss BBQ a fini d'embêter les enquêteurs du poste 31. À suivre.

Autre histoire à suivre : celle de Charlène Baribeau (Sophie Desmarais), qui a passé l'automne emprisonnée dans la cave du sergent-détective Dubeau. Ça va finir par débloquer. Hier, Yanick a glissé à Charlène : « Je ne peux pas rester ici, je vais partir, je veux que tu retrouves ta liberté. » Ça sonnait comme une promesse.

Et est-ce qu'on peut se jaser de Sophie Carignan (Ève Aubert), la veuve du motard Christian Phaneuf (Emmanuel Auger), qui a toujours l'air de faire la baboune et la moue en même temps ? Seigneur. On dirait presque une caricature. Mettons que ça ne sent pas le Gémeaux ici. Quoique ça doit prendre des aptitudes particulières pour en arriver à une telle gymnastique faciale.