Le long mur de Maripier

«Maripier Morin a fait du bon travail. Elle a... (PHOTO FOURNIE PAR TVA)

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«Maripier Morin a fait du bon travail. Elle a expliqué clairement les règlements et bien encadré les deux concurrents, se permettant des éclats de spontanéité très rafraîchissants. Son empathie ne semblait pas feinte», note notre chroniqueur.

PHOTO FOURNIE PAR TVA

TVA détient un très bon jeu avec Face au mur. Le décor techno est superbe. L'animatrice est pétillante et allumée.

Mais pourquoi avoir allongé à 90 minutes un format qui aurait tellement été plus efficace en une heure bien tassée?

Après la première ronde de la chute libre, le participant, Lucien, a répondu correctement à cinq des six questions qui lui ont été posées. Seulement six questions lui ont été lues. En un peu plus d'une heure. Ce n'est pas assez de contenu. C'est trop dilué.

Le suspense et la progression du jeu souffrent de ces longueurs inutiles, comme la tergiversation dans le choix des réponses, le placement des balles dans les chutes ou l'insistance appuyée sur la complicité qui unit les deux joueurs, un père et un fils gaspésiens.

Parenthèse, ici : le fameux David - alias le clown magicien -, qui a affronté le mur avec son gentil papa, a fait l'objet de plusieurs chroniques de la collègue du Soleil Mylène Moisan, dont la première remonte à décembre 2014. En novembre dernier, David Philippe a été élu conseiller municipal de Maria, en Gaspésie.

De retour à Face au mur, la première manche est franchement palpitante. Non seulement il faut répondre à des questions de connaissances générales, mais il faut le faire rapidement. Le stress grimpe, même si on a de la difficulté à voir sur lequel des boutons (A ou B) les candidats appuient.

Le reste de l'émission prend un sacré coup de ralenti et se perd dans les confidences touchantes. Alerte au décrochage. On s'installe devant Face au mur pour se ronger les ongles et se creuser les méninges. C'est un jeu que l'on veut voir. Pas Deuxième chance à Radio-Canada. Faites donc tomber plus de balles et coupez dans le superflu, s'il vous plaît.

Sur son magnifique plateau, Maripier Morin a fait du bon travail. 

Elle a expliqué clairement les règlements et bien encadré les deux concurrents, se permettant des éclats de spontanéité très rafraîchissants. Son empathie ne semblait pas feinte. Et le côté glamour de Maripier ne détonnait pas du tout dans cet environnement très bling-bling.

En excluant la portion de style «Génies en herbe», Face au mur s'apparente au défunt Banquier de Julie Snyder. Petits montants à gauche du tableau, gros montants à droite. Conversation avec les supporteurs. Une dernière pause de 30 secondes avant le dévoilement final. Et une grosse partie des gains est déterminée par le hasard. Les dernières balles rouges de Face au mur peuvent vous décimer un gros lot en quelques secondes.

Il y a aussi un truc qui m'a agacé jeudi soir. Maripier Morin s'adresse à son mur comme s'il s'agissait d'une personne réelle. Allons voir si le mur est d'accord avec votre réponse! Allons voir ce que le mur en dit! Le mur peut tout donner et tout reprendre! C'est très étrange.

Aux audimètres, Face au mur (1 355 000) a dominé 1res fois (881 000) de Véronique Cloutier. 

Le jeudi, une soirée de télé relativement tranquille depuis plusieurs saisons, s'est transformé en un gigantesque champ de bataille cet hiver.

Devant les rouleaux compresseurs mis de l'avant par TVA et Radio-Canada, V a choisi de déplacer son gala de Danser pour gagner le mercredi à 19h30. Sage décision. Danser pour gagner n'aurait pas fait le poids contre Véro et Maripier.

Malgré notre emploi frénétique des engins numériques, le nerf de la guerre demeure encore et toujours l'écoute en direct, surtout pour les émissions de variétés, qui ont tendance à être moins enregistrées que les téléséries. D'où l'importance d'offrir une bonne performance le soir même, et non en rattrapage.

Tout l'écosystème télévisuel actuel gravite autour des chiffres que Numeris publie le lendemain de la diffusion d'une émission de télé. Les cotes d'écoute de gens qui regardent en direct «valent» plus cher que celles découlant du visionnement en différé.

C'est très dépassé comme système et comme mentalité, alors que les outils technologiques nous permettent de suivre plusieurs séries en même temps, à l'heure qui nous convient.

Reste que les annonceurs préfèrent que leurs publicités soient vues par le plus grand nombre de paires d'yeux, en direct, et non oblitérées par un téléspectateur qui a enregistré une émission et qui saute sans gêne l'enfilade de réclames souvent très mauvaises.




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