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30 vies: une prof de géo déboussolée

Mélissa Désormeaux-Poulin sur le plateau de 30 vies.... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Mélissa Désormeaux-Poulin sur le plateau de 30 vies.

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE

Personne ne reprochera à l'auteure et productrice Fabienne Larouche de ne pas bosser fort sur 30 vies. Le générique d'ouverture, urbain et moderne, a encore été modifié - pour le mieux. La musique a également subi quelques retouches agréables à l'oreille. Difficile de croire que cette série dispose de l'un des budgets les plus serrés de la télévision québécoise.

Aucun dollar n'y est gaspillé et la quotidienne de Fabienne Larouche s'améliore à toutes les saisons, au rythme où les nouveaux profs poussent les grandes portes du Vieux-Havre. Vous renouerez avec l'univers foisonnant de cette école publique multiethnique de Montréal le lundi 8 septembre à 19h sur les ondes de Radio-Canada.

Et c'est à travers les yeux clairs de Lou Gauthier (excellente Mélissa Désormeaux-Poulin) que nous découvrons les nouveaux élèves de sa classe de géographie humaine, dont Laurence Beaulieu (Nan Desrochers), une adolescente un peu à cran, disons.

Mais d'abord, quelques (bons) mots sur cette Lou Gauthier. C'est une enseignante dynamique, allumée, hypersensible et farouchement indépendante. Pour elle, pas question de cohabiter avec son copain de longue date, Carlos Lopez (Sacha Charles, vu dans Les jeunes loups cet hiver), un prof d'éducation physique au Vieux-Havre. L'été, Lou part en vacances seule. Son appartement, comme toutes les maisons dans 30 vies, est magnifique. Chapeau à la personne qui déniche ces lieux de tournage, soit dit en passant.

Comme tous les personnages principaux de 30 vies, Lou porte une part d'ombre. Encore, à l'âge adulte, elle subit les contrecoups du divorce de ses parents, survenu quand elle n'avait que 10 ans. Son père, joué par Bernard Fortin, est encore un grand ado irresponsable qui affectionne particulièrement le Casino de Montréal. Sa mère, qui habite le quartier Limoilou, à Québec, a perfectionné l'art de la manipulation émotive.

Lou Gauthier a donc développé un sixième sens pour détecter les problèmes familiaux que vivent ses protégés. Laurence Beaulieu, une élève mystérieuse, lui envoie à ce sujet des signaux difficiles à décoder.

L'intrigue tricotée autour de Laurence durera deux semaines. La mère de Laurence, une femme portée sur les fêtes alcoolisées et la cocaïne, est jouée par une Marie-Hélène Thibault en pleine forme. Le père de Laurence (Alexis Bélec) raffole tout autant du party, abandonnant presque tous les soirs Laurence et ses deux jeunes frères.

Remplie de sollicitude et de compassion, la grand-mère (très bonne Louison Danis) tente d'intervenir, ce qui ramène à la surface de douloureux secrets de famille. Comme auteure, Fabienne Larouche a le don de nous appâter. Que s'est-il donc passé de si terrible chez les Beaulieu pour que leur situation dégénère à ce point?

Guillaume Lemay-Thivierge, qui a réalisé les quatre premiers épisodes de 30 vies, est pas mal plus inspiré que certains de ses collègues dotés de beaucoup plus d'expérience. Ses émissions sont dynamiques, esthétiquement très belles et bien jouées par les acteurs. Il a même utilisé une jolie chanson des Soeurs Boulay (T'es pas game) dans le premier épisode. C'est loin d'être ringard, tout ça.

Impressionnée par le jeu du jeune Théodore Chouinard-Pellerin, qui a incarné l'ado gai Sammy l'hiver dernier, Fabienne Larouche a ramené son personnage cet automne. Et Sammy a été élu président de l'école. Le copain de Sammy, l'ado musulman Jahan (Nikola Masri), revient lui aussi.

Plusieurs enfants d'artistes passent par 30 vies. L'ado dégourdie Léanne Meloche, campée par Lou Vincent-Desrosiers, est la fille de la comédienne Isabelle Vincent et du réalisateur Claude Desrosiers. Théodore Chouinard-Pellerin est le fils de la danseuse et chorégraphe Marie Chouinard. Cette saison, la fille de Rosie Yale et Jean Petitclerc, Béatrice Petitclerc, fera son apparition, de même que la fille de Mélanie Maynard, Rosalie Bonenfant.

Quant à Mélissa Désormeaux-Poulin, elle n'est jamais mauvaise, que ce soit dans les films Gabrielle et Incendies, ou alors dans Ces gars-là, Les rescapés et Lance et compte. On croit toujours à ses compositions. Et ça, c'est assez rare, croyez-moi.




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