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Ciel, son pinard!

«Quand je vois tous les jeunes de Radio-Canada... (Photo: David Boily, archives La Presse)

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«Quand je vois tous les jeunes de Radio-Canada se faire crisser à la porte, alors que des gens qui auraient dû prendre leur retraite depuis longtemps s'accrochent à leurs postes, je trouve ça terrible», estime Daniel Pinard.

Photo: David Boily, archives La Presse

De tout le mois de juillet, c'est le moment de télé qui a le plus fait placoter dans les chaumières du Québec: le passage controversé de Daniel Pinard au 125, Marie-Anne à Télé-Québec.

C'était le 13 juillet. Absent des écrans depuis la fin de son émission Du coeur au ventre en 2009 à Radio-Canada, l'auteur des Pinardises avait, en quelque sorte, pris sa retraite des caméras. Chez Christiane Charette, qui lui a offert une tribune en or, Daniel Pinard, 72 ans, a tâté de plusieurs sujets en moins de 15 minutes: les jeunes, les vieux, le PQ, Paul Arcand, les médias sociaux, alouette!

L'espace d'un moment, le sociologue et animateur s'est muté en franc-tireur, mais de façon décousue, parfois confuse. Mettons qu'il était difficile à suivre. Je lui ai téléphoné hier pour vérifier si cette rare apparition médiatique - et les commentaires qu'elle a suscités - l'avait ébranlé.

Pas vraiment, a-t-il rigolé au bout du fil. Clarifions quelque chose tout de suite: non, Daniel Pinard n'était pas ivre sur le plateau de la dame en noir, contrairement à la rumeur qui a galopé. Et il ne regrette pas ses propos sur l'interdiction du vote aux gens de plus de 70 ans, même s'il aurait aimé avoir de plus de temps pour les étoffer.

«Les gens âgés, dans toute société, devraient se calmer et laisser la place aux plus jeunes. Quand je vois tous les jeunes de Radio-Canada se faire crisser à la porte, alors que des gens qui auraient dû prendre leur retraite depuis longtemps s'accrochent à leurs postes, je trouve ça terrible. Je ne comprends pas cette mentalité-là des gens qui s'agrippent», confie Daniel Pinard.

Lui-même a d'ailleurs enterré depuis longtemps l'idée de revenir en ondes un jour, préférant laisser le temps d'antenne aux «idées neuves des plus jeunes». «Moi, on m'a assez entendu», ajoute-t-il.

Pourquoi alors avoir accepté l'invitation de l'équipe du 125, Marie-Anne? «Honnêtement, je ne le sais pas trop. Un recherchiste charmant m'a appelé et j'ai dit oui, sans trop y penser», explique Daniel Pinard.

Quatre mois après les dernières élections, Daniel Pinard se dit encore «troublé et écoeuré» par la campagne électorale du Parti québécois ainsi que sa Charte des valeurs. «J'ai trouvé ça dégoûtant, ce racisme sous-jacent et cette crainte de l'autre», tonne-t-il.

Toujours au 125, Marie-Anne, on a senti une certaine animosité entre Daniel Pinard et Martin Picard du restaurant Le Pied de cochon. Daniel Pinard assure qu'il n'a rien contre le chef à la cabane. Ils ont même mangé ensemble après l'émission. Ce sont plutôt les excès en cuisine qui l'agacent.

«Quand j'entends les juges de l'émission Les chefs! dire que c'est de la cuisine de bistro, ça, que ce n'est pas de la gastronomie, ça me fâche. Le tiers de la population québécoise vit sous le seuil de pauvreté. Heille, on ne va certainement pas leur dire que c'est de la marde, de la cuisine de bistro», proteste Daniel Pinard.

Il enchaîne: «Les émissions de bouffe jouent maintenant le même rôle que les émissions sportives: elles valorisent l'argent. C'est correct de sabler le champagne et de manger du foie gras, alors que personne ne parle de la répartition de la richesse. Nous sommes très Américains là-dessus.»

Le carré d'as

Restons dans le domaine culinaro-télévisuel. Nostradumas capte encore les bonnes ondes, faut croire. Après la première émission de la saison «tout étoilée» de la téléréalité Les chefs!: La revanche à Radio-Canada, j'avais écrit que Hakim, Isabelle et Ashley composaient mon trio de chouchous pour enfiler la toque d'or, avec une mention spéciale pour Marjorie.

Et qui a triomphé lundi soir au défi des protéines? Hakim, Isabelle, Ashley et Marjorie. Pow! Quatre en quatre pour Nostradumas. Mes prédictions risquent de déraper au cours des prochaines semaines, alors je savoure ce petit moment de satisfaction.

J'aime beaucoup cette cinquième saison des Chefs. On sent bien la chaude compétition dans l'atelier, mais aussi la solidarité entre les candidats. Le stress grimpe toujours à son maximum. Alors, pas besoin d'ajouter autant d'effets musicaux angoissants pour accentuer la tension. Les épreuves suffisent amplement, merci.

Bonne idée que d'inviter Martin Picard pour commenter l'épreuve de la cuisine de rue. Lundi, c'était bien également d'ajouter l'étape du pré-duel (la clarification des oeufs) avant d'envoyer les deux moins rapides au duel final. Surprendre le téléspectateur, c'est toujours gagnant. Ça et concocter une bonne sauce maltaise.




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