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Le couronnement de François 1er!

François Morency a offert la cérémonie la plus... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE)

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François Morency a offert la cérémonie la plus vivifiante de la saison des galas 2013-2014, laquelle a été terne et grise, il faut l'admettre.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Présentateurs de prix hyper préparés, maître de cérémonie en forme splendide et brillantes idées de conception: tous les éléments d'un excellent gala ont (enfin) été réunis dimanche soir pour cette 16e grande fête de l'humour québécois.

Radio-Canada devrait tout de suite enchaîner le toujours élégant François Morency à un contrat béton pour les prochains galas Les Olivier. Car l'animateur a offert la cérémonie la plus vivifiante de la saison des galas 2013-2014, laquelle a été terne et grise, il faut l'admettre.

Il n'y a pratiquement pas eu de temps mort dimanche dans cette veillée compacte et bien rodée. Ça roulait, ça riait et les (beaux) malaises sont restés à TVA, Dieu merci.

Aux commandes, François Morency a traversé ces 2 heures 35 avec une aisance remarquable. Sa vignette de départ, où il se creusait les méninges afin de concocter un numéro d'ouverture original, a été super drôle et efficace. Mention spéciale aux apparitions de Michel Barrette et de Peter MacLeod. Cette idée de brainstorm a été mieux exploitée aux Olivier qu'au gala des Jutra, piloté par Pénélope McQuade et Laurent Paquin.

Vétéran de ce type de cérémonie (il a officié dans trois galas Artis par le passé), François Morency a ensuite opté pour un stand-up très classique, sans fla-fla ni steppette. Excellent choix, même si son monologue a manqué de croustillant et de mordant. C'était la seule faiblesse de sa prestation.

François Morency, pince-sans-rire, excelle dans les gags plutôt acides. Ses échanges de vacheries épicées avec Laurent Paquin, un des meilleurs segments de la soirée, ont été délicieux. Comme Sugar Sammy et Simon-Olivier Fecteau l'an dernier, Paquin et Morency ont joyeusement égratigné leurs collègues de la confrérie des clowns, dont Mario Tessier, Martin Petit et Sugar Sammy. «Le public croit n'importe quoi, il croit que Sugar Sammy est une vedette internationale», a raillé Laurent Paquin. Bang.

Plusieurs jolies trouvailles ont jalonné cette soirée, dont la vidéo à la Hunger Games tournée avec les découvertes de l'année. Super flash. Philippe Laprise et Billy Tellier, tous deux déguisés en Véronique Cloutier, auraient pu pousser leurs blagues encore plus loin, je trouve. Quant aux deux Vincent Vallières, ils ont été parfaits.

Contrairement à certaines années douloureuses, les présentateurs de trophées n'ont pas bâclé leurs interventions. Celle de Mariana Mazza et Virginie Fortin (ma préférée, je radote) a été piquante à souhait. Le faux hockeyeur Patrice Lemieux, qui ne voulait pas «partir de boulimique», a fait crouler de rire le studio 42 de Radio-Canada.

En décernant l'Olivier à l'auteur de l'année, les deux comédiens de Série noire, François Létourneau et Vincent-Guillaume Otis, ont fait preuve d'une belle autodérision lorsqu'ils ont affirmé qu'ils devraient se dépêcher de remettre le prix avant que les cotes d'écoute du gala ne chutent sous les 300 000 téléspectateurs.

Comme l'an dernier, Sugar Sammy a raflé l'Olivier de l'année, «la seule vraie catégorie du gala», et a offert un discours délicieusement bitch. Sans rien enlever à son talent, on sentait que le baveux Sugar Sammy la désirait beaucoup, cette quincaillerie dorée, une récompense attribuée par le public. Il a d'ailleurs mené une intense campagne sur les réseaux sociaux pour stimuler le vote (ethnique?). Mission accomplie.

L'hommage aux Chick'n Swell a été court, mais bien senti. Rappelons que le trio trois couleurs s'est séparé cette année après plus de 20 ans de carrière.

Le nombre de billets vendus a semblé chatouiller nos humoristes, dimanche soir. Certains d'entre eux tricheraient-ils sur leurs chiffres de vente réels? François Morency a attaqué ce sujet délicat en ouverture d'émission. Quelques minutes plus tard, Louis-José Houde y a aussi fait référence, plaidant pour une «saine compétition» dans le milieu. Allez, on veut des noms: qui sont ces humoristes qui exagèrent et gonflent leurs performances au box-office?

Du côté de la télévision, Les pêcheurs, de Martin Petit, qui a fourni du travail à presque toute l'assistance, a battu Vrak la vie, Un sur deux, Les Parent et Les bobos. Truc étrange, ici. Aux Olivier, Un sur deux est considéré comme une émission comique, tandis qu'au gala Artis cette production bataille dans la catégorie des téléséries aux côtés des Trauma et Série noire. Allez comprendre quelque chose là-dedans.

Ce qui a moins bien fonctionné dimanche? D'abord, le veston vert de «commentateur de mini-putt» de Louis-José Houde, à égalité avec le t-shirt noir de gala de la révélation de l'année, Simon Leblanc.

Ensuite, les Denis Drolet, dont l'humour me laisse complètement indifférent, auraient pu écourter leur trop long passage. Et en l'absence de Jean-René Dufort, MC Gilles et Chantal Lamarre d'Infoman, auraient pu se forcer pour écrire des remerciements plus inspirés que ceux qu'ils ont livrés dimanche. D'autant plus qu'ils étaient finalistes dans deux catégories différentes.

Finalement, au rayon des incertitudes, plaçons l'intervention de Guy Nantel. L'humoriste a livré un texte très dur sur les limites des «gros cons» en humour en parlant, à mots couverts, de Gab Roy, de Dieudonné et de lui-même. Mais était-ce le moment et l'endroit pour ce genre de sortie? Pas certain.




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