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Star Académie: Sophie l'emporte sur Mélissa

Sophie Pelletier, gagnante de la finale féminine de... (Photo fournie par les Productions J)

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Sophie Pelletier, gagnante de la finale féminine de Star Académie, avec le chanteur invité Lionel Richie.

Photo fournie par les Productions J

Que s'est-il passé à Star Académie pour que Sophie Pelletier, 25 ans, ait le dessus sur la favorite Mélissa Bédard, 21 ans, tard hier soir?

Quand René Angélil a décacheté l'enveloppe à 22h30 sur les ondes de TVA, après un gala de plus de trois heures, à peu près tout le monde s'attendait à entendre le nom de Mélissa Bédard, l'académicienne qui a reçu le plus d'attention médiatique depuis le début de cette compétition vocale.

Mais non. La discrète Sophie Pelletier, dont le Tue-moi a été senti et poignant, a prouvé qu'il n'est pas nécessaire de faire toutes sortes de steppettes devant les caméras pour triompher. Le talent, le vrai, suffit. Et cette Sophie, originaire de Rivière-Ouelle, en possède beaucoup.

C'est donc elle qui affrontera Jean-Marc Couture, 21 ans, en duel dimanche prochain. Solide et constante, Sophie Pelletier n'a pas été mise en danger une seule fois. Ce n'est pas pour rien.

Des quatre numéros présentés par les finalistes hier, c'est celui de Sophie Pelletier qui a été le plus réussi, suivi du solo d'Andréanne Malette. La fatigue a sans doute beaucoup pesé dans la contre-performance inhabituelle de Mélissa Bédard. L'extinction de voix aussi.

Mélissa, dont la voix grave et puissante a fait vibrer tout le Québec cet hiver, a péniblement interprété Le monde est stone, tiré de Starmania. Elle a été incapable de sortir les grosses notes. Honnêtement, ce fut son pire tour de chant de la saison. Les téléspectateurs ne lui ont peut-être pas pardonné cette défaillance temporaire. Finalement, René Angélil a complètement raison quand il répète aux académiciens qu'«il faut être bon quand ça compte».

Hier, la grande Mélissa, moulée dans une robe dorée qui ne l'avantageait pas beaucoup, soyons honnête, a moins brillé que Sophie. Le public a vu juste et couronné la bonne candidate. On a, par ailleurs, senti hier la grande nervosité et l'épuisement généralisé des quatre divas. Il est temps que ça finisse, ce show-là, car les réserves d'énergie ont été épuisées. Et les larmes ont coulé comme des rivières.

Le résultat d'hier m'a surpris, je l'avoue. Oui, le talent brut compte à Star Académie, mais aussi tout ce qui se greffe autour, dont la couverture médiatique. À ce chapitre, Mélissa gagne, toutes catégories confondues. Moins flamboyante et extravertie que Mélissa, Sophie a, en quelque sorte, été victime de sa timidité et de son côté «plus deep», pour reprendre ses mots: nous ne l'avons presque pas vue dans les quotidiennes.

En comparaison, Mélissa Bédard a occupé beaucoup plus de temps d'antenne que ses rivales. Qu'il s'agisse de sa consultation avec le médecin pour ses cordes vocales abîmées, de sa petite fille Laylia qui a déménagé à Frelighsburg, de son histoire personnelle jalonnée d'embûches ou de ses flirts coquins avec certains des musiciens invités dans les galas, Mélissa a fait de la bonne télévision, comme disent les pros du petit écran.

Cette visibilité extrême lui aurait-elle nui, au final? Est-ce que les gens étaient fatigués d'entendre parler de Mélissa? Ce n'est pas impossible.

De son côté, Andréanne Malette, 23 ans, dont la grande confiance en elle lui a peut-être joué de mauvais tours, avait peu de chances de sortir gagnante. Jamais elle n'a été sauvée par le public et ce sont les juges qui l'ont toujours gardée dans la compétition. Par contre, chapeau à Andréanne - qui sonne un peu comme la Lynda Lemay de la génération Y - d'avoir joué ses propres compositions dans les moments cruciaux. Elle a beaucoup de talent et de charisme.

Quant à la dynamique Andrée-Anne Leclerc, la bête de scène de 21 ans, elle a tellement été égale pendant les neuf semaines qu'elle n'a jamais vraiment ressorti du lot.

De tous les invités de prestige ayant foulé la scène des studios Mel's de Saint-Hubert depuis janvier, la vedette du soul Lionel Richie a été le plus sympathique et le plus généreux. Hier, il ne cessait d'encourager les filles et on sentait sa sincérité.

Andrée-Anne Leclerc, celle qui maîtrise le mieux l'anglais de tout le groupe, a été quasi parfaite sur Endless Love, une pièce pas évidente qu'a si bien chantée, à l'époque, Diana Ross. Belle prestation également de Sophie, toute en harmonie, pendant Say You, Say Me. Mélissa Bédard a hérité du succès All Night Long, qui a mis le feu au parterre. Dancing on the Ceiling, avec Andréanne Malette, n'a pas levé, malheureusement.

Rendez-vous la semaine prochaine pour l'ultime confrontation. Qui l'emportera? Je ne me risque plus. Je suis toujours dans les patates.




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