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Rosaire est là, pas Mélanie!

L'inimitable Rosaire, le camionneur de 47 ans à... (Photo fournie par la production)

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L'inimitable Rosaire, le camionneur de 47 ans à la coupe Longueuil bien fournie, bien entretenue, a bien sûr été plébiscité par les téléspectateurs d'Un souper presque parfait pour la semaine des choix du public.

Photo fournie par la production

En plus de la relâche scolaire et d'un achalandage inhabituellement élevé au Biodôme de Montréal, c'est aussi la semaine des choix du public à Un souper presque parfait sur les ondes de V. Comprendre: les cuistots les plus agiles de l'hiver 2011, ou ceux qui ont le plus frappé l'imaginaire collectif, reviennent remplir leurs assiettes blanches (et peut-être en recevoir une par la tête, qui sait).

Bien sûr, l'inimitable Rosaire, le camionneur de 47 ans à la coupe Longueuil bien fournie, bien entretenue, a été plébiscité par les téléspectateurs. Camisole, cigarettes et Molson Dry, «je suis comme un bon mononcle», a rappelé l'impayable Rosaire dans l'émission diffusée lundi, incapable de se séparer de son paquet de clopes. «C'est ma drogue», a-t-il dit pour se justifier.

Ce qui intrigue, c'est pourquoi Mélanie Roy, l'apprentie humoriste de Terrebonne, n'a pas été repêchée. De mémoire, son passage à la téléréalité culinaire de V a été parmi les plus spectaculaires. Rappelez-vous: Mélanie avait saoulé ses invités au Sour Puss et les avait reçus sur la patinoire intérieure de son McManoir de Terrebonne. Inoubliable. La caméra l'avait aussi filmée dans son spa, deux tranches de concombre sur les yeux, en train de griller une Player's.

Explications du producteur de l'émission, Guillaume Lespérance: Mélanie n'a même pas terminé dans le top 10 des participants les plus populaires, tout comme la nouvelle députée du NPD Ève Péclet, d'ailleurs. Grosse déception. «À partir du top 10, nous avons choisi cinq candidats selon leurs disponibilités. Le tournage a eu lieu en octobre», précise-t-il.

Le premier chef à se mettre aux fourneaux lundi a été Luc Lopes, 37 ans, alias le clown de Sherbrooke, qui avait tâté des accords moléculaires lors de son premier passage. Cette fois-ci, Luc a même employé le fameux - et très cher - appareil Thermomix, comme dans Les chefs de la SRC.

Honnêtement, je m'attendais à plus d'étincelles et de moments mémorables avec les autres cuisiniers étoilés, dont Jonathan dit «Jambon», un paysagiste de 26 ans de Longueuil, Robyn, 31 ans, l'esthéticienne aux cheveux peroxydés, ainsi que François, un entrepreneur montréalais de 44 ans, celui qui fabrique son propre miel et qui ne boit que du vin très bien coté par les experts.

C'est ce même François Lambert, cofondateur des centres d'appel Atelka, qui apparaîtra dans l'émission Dans l'oeil du dragon de Radio-Canada, ce printemps, aux côtés de Normand Legault, Gaétan Frigon et Danièle Henkel. Dans l'oeil du dragon, qu'animera Paul Houde, est l'adaptation du concept japonais Dragon's Den.

Saucissonné dans une chemise deux tailles trop petite, Jonathan le tatoué a tenté de faire lever le gâteau lundi soir, sans trop de succès. «Robyn, tu y mets une moustache pis c'est comme si on serait (sic) cinq gars. C'est pas une coincée, c'est pas comme une fille de Saint-Lambert», a-t-il observé avec très peu de tact devant 698 000 téléspectateurs.

Pour ne pas rater le souper de Rosaire, branchez-vous sur V demain à 18 h 30. Hier, c'est Jonathan dit «Jambon» qui a cuisiné. François conclura la semaine en ne servant que des choses qu'il a toutes «faites lui-même». «Il se la pète», pour paraphraser Jonathan.

Une téléréalité fascinante

J'ai flirté avec Le tricheur, à TVA, mais l'idylle a été de courte durée: je préfère, et de loin, les recettes souvent bizarres d'Un souper presque parfait. La téléréalité de V est fascinante, car elle nous téléporte dans la cuisine du Québécois moyen (et ce n'est pas péjoratif, croyez-moi). On peut alors y zyeuter la façon dont les autres reçoivent, quelle vaisselle ils sortent pour épater la visite et, surtout, évaluer leur niveau de connaissances gastronomiques.

Bon, pour une Mélanie de Terrebonne qui sert des ananas en canne avec du caramel acheté «dans le commerce», il y a aussi plein de gens créatifs qui popotent autre chose que des patates pilées, du steak haché en boulettes et du riz au jus de tomate. Et c'est très encourageant d'assister, sans renier les vieux classiques de la table québécoise, à cette ouverture pour d'autres types de produits.

Par contre, on va se le dire une fois pour toutes: la roquette, ça va faire. Ajouter de la roquette à votre assiette, ça ne vous donnera pas plus de points pour le facteur «chic». La roquette, ce n'est ni plus ni moins que la nouvelle laitue iceberg des années 70, O.K.?




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