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TVA: Quelle famille, ces O'Hara

Il y a les Braverman dans Parenthood, il y a les Walker dans Brothers & Sisters et il y aura, à partir du mardi 24 janvier à 20h à TVA, les O'Hara, une famille ultra riche et bien connectée qui dirige une multinationale d'eau embouteillée.

Ce téléroman de facture très américaine, écrit par José Fréchette, Anita Rowan et Sylvain Charbonneau, s'appelle O', comme dans O'Hara, mais aussi comme dans «eau», l'or bleu qui a permis à ce clan d'origine irlandaise de s'enrichir jusqu'à plus soif.

Ne vous fiez pas à l'étiquette poussiéreuse de «téléroman» accolée à cette nouveauté d'hiver. Comme 30 vies à Radio-Canada, O' s'apparente aux séries lourdes tournées avec des budgets deux fois plus importants et n'a plus rien à voir avec des trucs plates comme Entre chien et loup.

Le premier épisode présente efficacement tous les membres du clan. Il y a le patriarche Samuel (excellent Guy Nadon) et sa femme Jacqueline (Marie Tifo) qui habitent un somptueux manoir dans un quartier boisé de Montréal. Si Tony Soprano se pâmait devant les canards barbotant dans sa piscine, Samuel O'Hara, lui, s'intéresse aux poules urbaines, qu'il élève dans sa cour manucurée. Chacun ses obsessions à plumes.

Samuel et Jacqueline ont eu cinq enfants: l'impétueux et fendant Charles (Stéphane Demers), la vulnérable Kathleen (Maxim Roy), la fofolle Louisa (Marilyse Bourke), le fils parfait un peu ennuyeux Philippe (Louis-David Morasse) et le mouton noir Gloria (Geneviève Boivin-Roussy), jeune artiste-peintre qui se contrefout de l'empire familial Agua. Des cinq rejetons O'Hara, Gloria est celle qui se rapproche le plus du cliché.

Seuls Charles, Kathleen et Philippe bossent pour leur papa chez Agua. Louisa, en couple avec un homme deux fois plus vieux qu'elle (Ron Lea), mène la vie glamour de ces femmes qui lunchent, qui potinent et qui se consacrent à des oeuvres de bienfaisance (parce que ça paraît bien). Quant à Gloria, une éternelle ado, elle fume du pot et vit dans un loft que ses parents paient, c'est ce que le téléspectateur imagine.

Comme dans toutes les grandes sagas américaines, des enfants illégitimes se pointeront dans l'univers quasi parfait des O'Hara, c'est clair. Et des histoires enfouies ressurgiront lentement. La relation entre Samuel O'Hara et son frère Robert (Michel Daigle, Nounou dans Lance et compte) a été brouillée par une histoire de couchette qui semble impliquer Jacqueline.

Tous les dimanches soirs, comme dans Brothers & Sisters, les O'Hara mangent ensemble, s'obstinent et discutent affaires. Et pour paraphraser le personnage de Maxim Roy, «les O'Hara prennent beaucoup de place autour d'une table», ce qui écarte les belles-soeurs (Lynda Johnson, Noémie Godin-Vigneau) et beaux-frères (Ron Lea et Victor Andrés Trelles Turgeon).

La richesse est rarement montrée à la télévision québécoise, qui préfère des univers plus humbles, plus près de la réalité de la majorité des téléspectateurs. Dans O', les O'Hara brunchent au Mount Stephen Club et jouent au squash dans des clubs privés avec des têtes couronnées. Mais rien de tout ça n'est quétaine ou exagéré.

TVA a prévu 10 épisodes d'O' cet hiver et 10 autres l'automne prochain avec l'intention de poursuivre pendant plusieurs saisons. Derrière la caméra, Éric Tessier (Sophie, Rumours, 3 x rien) accomplit un petit miracle. Jamais on ne croirait que son budget oscille autour de 350 000 $ l'heure. Rien n'est tourné en studio. Tout se passe dans des lieux lumineux et vastes, ce qui ajoute un joli vernis au produit final.

Le plus gros défaut d'O', c'est sans doute de jouer en même temps qu'Apparences à Radio-Canada. L'enregistreur numérique va ronronner dans plusieurs chaumières.

Retour de Louis Lalande

Tout ça pour ça. Après avoir pressenti de gros noms de l'industrie médiatique comme Marc Blondeau et Philippe Lapointe, la SRC est revenue à la case départ et a tout simplement confirmé, lundi après-midi, que Louis Lalande deviendrait vice-président de l'ensemble de ses services français. Louis Lalande assurait l'intérim depuis le départ de Sylvain Lafrance, survenu le 21 octobre dernier. M. Lafrance a exercé cette fonction pendant six ans. Il enseigne maintenant à HEC Montréal.

Dans la grande tour, Louis Lalande, employé de Radio-Canada depuis une trentaine d'années, traîne une réputation de technocrate et n'a pas la flamboyance ni le charisme de Sylvain Lafrance. En conférence téléphonique lundi, Louis Lalande n'a fait aucune déclaration fracassante et a partagé avec les journalistes les «quatre vecteurs» ayant guidé sa réflexion: l'écoute de l'auditoire, le défi de la création, l'importance de sécuriser le capital financier et la poursuite du développement de la marque radio-canadienne. Bref, pas de scoop juteux à annoncer ici.

Avant d'être promu à la vice-présidence, d'où il relèvera du PDG Hubert T. Lacroix, Louis Lalande dirigeait les services régionaux de la SRC depuis 2006. Il a flirté avec TVA et a participé à la création de LCN en 1997. Il a aussi connu une période de turbulences quand Mario Clément, à la programmation, et lui, à la direction de l'information, ont déplacé Le Téléjournal de Pascale Nadeau à 17h pour installer le talk-show quotidien de Véronique Cloutier. Cette initiative, décriée un peu partout, avait rapidement été renversée par les grands patrons dont... Sylvain Lafrance.




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