En cet hiver olympique, les Stars de Montréal, notre équipe de hockey féminin, sont privées de leurs meilleurs éléments, et elles mettent au test certaines jeunesses prometteuses.

Publié le 19 nov. 2013
Ronald King LA PRESSE

Parmi ces recrues, il y a Casandra Dupuis, une ancienne des Carabins de l'Université de Montréal qui fait le grand saut chez les pros.

Casandra ne sera pas la dernière. Pour toutes ces hockeyeuses de l'Université de Montréal, de McGill et de Concordia, le seul débouché après les études se trouve à l'aréna Étienne-Desmarteau, dans le quartier Rosemont. De là à imaginer d'autres équipes de hockey féminin, à Québec, à Trois-Rivières ou à Sherbrooke...

Casandra Dupuis, 23 ans, diplômée en études policières, est d'accord.

«Il y aura beaucoup de candidates, mais il faut savoir que la marche est haute. Chez les pros, les filles sont plus robustes et plus rapides. Il y a une bonne différence. Ce n'est pas facile de faire l'équipe...»

Les Stars ont entrepris leur saison il y a deux week-ends contre leurs grandes rivales à Boston. Le week-end dernier, elles ont accueilli l'équipe de Toronto, aux couleurs des Maple Leafs. Victoire de 3-0 samedi et de 4-3 dimanche.

Le hockey est toujours beau, fait de jeu collectif et de déplacements de rondelle. Au risque de me répéter, les garçons devraient observer les filles, plutôt que de slapper comme des brutes et essayer de défoncer les bandes.

Casandra est satisfaite de ses premiers coups de patin avec les Stars. «Ça se passe bien. Mieux que je pensais. Ma force a toujours été ma vitesse, et ça me sert bien jusqu'ici, je me sens à ma place. Mais j'ai des choses à améliorer.»

Franchement, Casandra, si on légalisait les mises en échec au hockey féminin, serais-tu d'accord?

Elle répond «ah oui!», sans hésiter.

Et les autres filles?

«Si on passait la question au vote, les filles seraient en faveur de la mise en échec.»

Je m'en doutais bien, à les voir jouer. Il y a eu des contacts solides dimanche, tolérés par les officielles, et personne ne s'en est plaint.

Et puis, Casandra se souviendra toute sa vie du championnat-surprise des Carabins, l'an dernier à Toronto, aux dépens de l'Université de Calgary.

«Ça sera toujours un très beau souvenir pour moi. Surtout le fait d'avoir éliminé les Martlets de McGill...»

Dans les coulisses: saviez-vous que la brasserie Molson avait remis une bourse de 10 000 $ à chacune des 27 olympiennes qui seront à Sotchi? Un beau geste, surtout que la brasserie ne s'en est pas vanté... Kim Saint-Pierre et Jenny Lavigne, deux des meilleures gardiennes de but au pays, sont inactives pour cause de grossesse...

GSP en orbite

«Regardez son visage et regardez le mien», a dit Johny Hendricks après son combat contre Georges St-Pierre. Hendricks était convaincu d'avoir conquis le championnat, mais cet argument n'est jamais concluant.

La déclaration du promoteur Dana White est plus inquiétante: «Ce fut une mauvaise décision de la part des juges. Hendricks a remporté ce combat. Georges St-Pierre lui doit un combat revanche.»

Et puis, encore plus inquiétante, la confusion dans les propos du champion québécois. Insomnie, folie, quelques phrases nébuleuses venant de cet athlète qui est toujours un bon communicateur.

Notre homme a vraiment, vraiment besoin de repos.

Il faut dire que nous lui avons tous mis beaucoup de pression et que son sport est d'une violence extrême.

Emelin, un vrai

Il a vite testé sa résistance avec une mise en échec identique - et au même endroit - à celle de Milan Lucic qui lui avait fait éclater un genou.

Il a des couilles en acier, mes amis.

Et puis les belles passes, le jeu impeccable en défense... Pour un athlète qui n'a pas vécu la compétition totale depuis presque un an, le retour d'Alexei Emelin mérite d'être souligné.

Enfin, si Michel Therrien était moins conservateur, le CH irait peut-être mieux. Laissons Galchenyuk tenter des jeux en attaque plutôt que de lancer la rondelle dans la zone adverse...

Allons-y avec le jeune étalon Bournival en prolongation et moins souvent avec Gionta et Plekanec, qui excellent en désavantage numérique, mais qui ne possèdent pas des lancers assez puissants pour inquiéter le gardien adverse lorsque leur équipe a besoin d'un but...

Y en n'aura pas de facile, croyez-moi...