La Série mondiale de baseball 2012 met aux prises deux vieux clubs, parmi ceux que je suivais aveuglément quand j'étais adolescent et maniaque de sport. Je ne serais pas autant attiré par des Mariners, des Marlins ou des Diamondbacks, maintenant que je regarde tout ça de loin...

Ronald King LA PRESSE

Même chose pour le Super Bowl. Pour moi, les Colts sont de Baltimore et les Rams, de Los Angeles. Mais, comme disait Claude Ruel, la seule constante est le changement...

Les Giants de San Francisco, c'était bien sûr Willie Mays, mais aussi Juan Marichal, superbe lanceur droitier. Ce qui nous amène à un potin pour notre collègue Alain Usereau et les autres fanas de baseball qui connaissent tout, tout, tout...

Savais-tu, Alain, que Felipe Alou a été le témoin de Marichal à son mariage? Je te parie que non. Celle-là, je l'ai apprise de la bouche du cheval, en l'occurrence Felipe lui-même.

Mets ça dans ton prochain livre...

Dans la série actuelle, le joueur de troisième but Pablo Sandoval, des Giants, est celui qui m'épate le plus. D'abord à cause de son joli nom, un nom de poète ou de danseur de tango, et pas nécessairement à cause de son match de trois coups de circuit.

Lorsqu'il est arrivé dans les majeures, les experts doutaient qu'un homme de 300 livres puisse évoluer au troisième but. Mais voilà que Sandoval enchaîne les bijoux défensifs en plongeant dans tous les sens comme s'il transportait 150 livres. Il a été merveilleux contre les Cards et il continue de nous émerveiller.

Viva Sandoval!

Et vive les Giants aussi, qui ont créé une promotion originale à leur AT&T Park. Une trentaine d'excellentes places debout, au niveau du terrain, sont offertes gratuitement aux partisans qui se présentent à une certaine porte. On leur permet trois manches avant de les remplacer par 30 autres partisans pour trois autres manches...

Ce qui prouve qu'on peut remercier ses partisans sans essayer de leur arracher quelques dollars de plus.

Pour le reste, le AT&T Park est comme tous les autres, avec son verre de bière à 9,75 $.

Coming out

J'ai reçu une invitation à l'hôtel de ville. Le maire Tremblay y accueillera des athlètes olympiques et paralympiques pour les honorer au nom de tous les Montréalais. Ils signeront le gros livre d'honneur de la Ville. Je me demande bien combien il y a de noms là-dedans, et s'ils sont toujours honorables. Mais bon...

Le maire a donc décidé de sortir de sa cachette, après avoir boudé le train de la Coupe Grey la semaine dernière.

Tant mieux. J'ai eu l'occasion de bavarder avec notre maire et de l'observer lors de quelques événements sportifs. C'est un monsieur très gentil et modeste. Il s'adresse à tout le monde sans aucune prétention. Je ne crois pas que cet homme soit capable de malhonnêteté. De naïveté, oui, d'aveuglement volontaire, peut-être. Il n'est surtout pas du genre confrontation.

Je vois plutôt le maire Tremblay comme un chef scout en culottes courtes entouré de crocodiles. Comment va-t-il s'en sortir? On voudrait qu'il ne se fasse pas mal...

Aucune comparaison avec le maire Labeaume, que j'ai croisé quelques fois aussi et avec qui j'ai même échangé des salutations. Celui-là serait plutôt comme un sanglier dans la basse-cour. Manipuler avec précaution...

Faute de hockey...

La station CTV-Montreal lancera cette semaine une nouvelle fantaisie: demander à des personnalités locales de faire le bulletin météo.

Devinez qui sera le premier invité? P.K. Subban, qui se trouve être un joueur de hockey.

C'est fou comme nous sommes incapables d'oublier le hockey, ne serait-ce qu'une semaine.

À surveiller, mardi, au bulletin de 18h.

La religion universelle

Entendu dans un reportage sur le football à Liverpool: «À Liverpool, le F.C. est une religion.»

J'imagine qu'au Sri Lanka, ils pensent la même chose de leur équipe de cricket.

Et ainsi de suite.

Faut croire que nous ne sommes pas très originaux avec notre CH, sauf que notre religion a la curieuse habitude de nous mettre en lock-out.