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Culture: tout à Québec, rien à Longueuil

Claude Picher
La Presse

La région de Québec est le chouchou du gouvernement en ce qui concerne le financement de la culture, tandis que la Montérégie fait carrément figure de parente pauvre.

C'est ce qu'indiquent de nouvelles séries de données publiées cette semaine par l'Institut de la statistique du Québec.

En 2007, dernière année où l'on dispose de statistiques régionales complètes, les dépenses culturelles du gouvernement québécois ressortent à 820 millions. C'est une augmentation de 10% par rapport à 2005. Autrement dit, dans le domaine culturel, l'administration Charest fait plus que couvrir l'augmentation de l'indice des prix à la consommation.

 

Les dépenses culturelles dont il est question ici couvrent aussi bien ce que les spécialistes appellent les «dépenses internes» que les «dépenses externes».

Les premières concernent les salaires des fonctionnaires attachés aux activités culturelles, ainsi que les achats gouvernementaux de biens et services et immobilisations (terrains, immeubles, équipements). Il y en a en tout pour 312 millions.

Les dépenses externes comprennent les transferts, subventions ou autres sommes versées aux organismes culturels. Ce montant atteint 508 millions.

Les dépenses de 820 millions englobent tout ce que l'on entend généralement par les «industries culturelles»: bibliothèques, musées, radio et télévision, enseignement des arts, protection du patrimoine, archives, soutien au monde de l'édition (livres, périodiques), aux arts de la scène (théâtre, musique, danse, opéra), aux arts visuels (peinture, sculpture), au cinéma et à l'audiovisuel. Ces 820 millions représentent, à l'échelle du Québec, 106$ par habitant.

Or, cette somme est très inégalement répartie entre les régions.

De loin, la région la plus choyée est celle de Québec, où les dépenses culturelles de l'administration publique atteignent un sommet de 191 millions, ou 283$ par habitant, presque trois fois la moyenne québécoise.

À l'autre bout de l'échelle, se trouve la Montérégie, c'est-à-dire surtout Longueuil et la banlieue sud de Montréal, avec 19 millions, ou moins de 14$ par habitant. Sur une base par habitant, pour chaque dollar culturel dépensé à Québec, la Montérégie ne reçoit même pas cinq cents. Certes, il est normal que Québec soit doté de services et d'installations culturelles dignes d'une capitale. N'empêche: dans certains secteurs, le déséquilibre est flagrant. Le financement public des musées, à Québec, atteint près de 89$ par habitant, contre 1,10$ en Montérégie.

Longueuillois, consolez-vous, vous n'êtes pas les seuls déshérités. Toutes les régions englobant la grande banlieue montréalaise souffrent également du même sous-financement culturel: 17$ par habitant à Laval, 18$ dans Lanaudière et 20$ dans les Laurentides.

En revanche, la région de Montréal, qui correspond selon le découpage administratif du Québec à l'île de Montréal, reçoit plus que sa juste part avec 468 millions, ou 250$ par habitant. Il faut cependant prendre ces chiffres avec des pincettes. Par exemple, le gros du budget de Télé-Québec, 60 millions, est comptabilisé comme une dépense effectuée à Montréal, et c'est normal, parce que c'est là que se situent les principales installations de la société. Or, le rayonnement de Télé-Québec ne profite pas uniquement aux Montréalais, mais aux Québécois de toutes les régions. D'autre part, de nombreux employés de Télé-Québec habitent en banlieue, de sorte que les retombées des dépenses ne profitent pas nécessairement à Montréal.

Le poids énorme du financement culturel à Montréal et à Québec ne laisse pas grand-chose aux régions. Celles qui s'en tirent le moins mal, toutes proportions gardées, sont la Gaspésie (78$ par habitant), la Mauricie (66$), l'Abitibi-Témiscamingue (61$) et la Côte-Nord (60$).

Dans l'ensemble du Québec, les secteurs culturels qui reçoivent le plus de financement public sont les bibliothèques (222 millions), les musées (112 millions), la radio et la télévision (71 millions), le cinéma et l'audiovisuel (71 millions), la protection du patrimoine (45 millions), la musique et l'opéra (45 millions également) et le théâtre (43 millions).

Notre-Dame-des-Prairies

Dans ma chronique de jeudi sur «le nouveau visage de Joliette», j'écrivais que l'agglomération de Joliette, incluant Saint-Charles-Borromée, Notre-Dame-de-Lourdes et Saint-Pierre, compte 42 000 habitants. Il existe bien, près de Joliette, une petite municipalité appelée Notre-Dame-de-Lourdes, mais il est clair que je voulais parler de Notre-Dame-des-Prairies, dont la population depuis 10 ans est passée de 7300 à 8400 habitants, une progression qui frise les 16%.

 




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