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Politicailleries

L'année s'annonce pénible pour le maire de l'arrondissement de Ville-Marie, Benoit Labonté. Depuis que le conseiller Pierre Mainville a claqué la porte du parti Vision Montréal, le maire Labonté n'est plus majoritaire dans son propre fief.

Désormais, chaque fois qu'il voudra proposer une idée de son cru, il verra possiblement sa proposition défaite par les trois conseillers adverses. Or M. Labonté est candidat à la mairie de Montréal en vue des prochaines élections municipales, en novembre 2009, et il comptait bien sur son statut et sa visibilité de maire d'arrondissement pour mettre en valeur certaines de ses idées pour la grande ville. Un exemple : la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine, l'été dernier. Ce projet a remporté beaucoup de succès si on se fie aux commentaires des commerçants et des résidants à la fin de la saison estivale. Si M. Labonté avait présenté ce projet dans le contexte politique actuel, il aurait probablement été rejeté.

 

La teneur du dernier conseil d'arrondissement, la semaine dernière, confirme que le climat d'affrontement qui règne entre les deux factions politiques a des effets négatifs sur la vie du centre-ville. Comme prévu, la proposition du maire Labonté de réduire les tarifs des parcomètres durant le temps des Fêtes a été rejetée (l'opposition a invoqué les effets pervers de cette mesure qui se voulait généreuse au départ). Ce n'est pas un drame. Ce qui est désolant, c'est le report de trois subventions à des organismes communautaires qui en ont bien besoin : la Mission Bon Accueil, le comité logement Centre-Sud et Équiterre, pour la réalisation de la Maison du développement durable. La décision quant aux subventions accordées par l'arrondissement de Ville-Marie est reportée en février 2009. Ces organismes paient donc le prix d'une guéguerre politique qui ne les regarde pas. C'est honteux.

Si les membres du conseil d'arrondissement ne cessent pas leurs enfantillages, c'est le centre-ville de la métropole qui risque d'en pâtir au cours de la prochaine année. Montréal n'a surtout pas besoin de ça.

C'est une chose de ne plus partager les idées politiques et la vision d'un chef. Claquer la porte d'un parti comme l'a fait Pierre Mainville, il y a deux semaines, est tout à fait légitime en politique. Cela dit, les élus ont une responsabilité, celle de veiller au bon fonctionnement des affaires de la cité. En bloquant systématiquement toute décision émanant du maire Labonté, les trois autres conseillers donnent l'impression de vouloir tout bousiller. Qu'ils se comportent donc en élus responsables! De son côté, le maire Labonté doit veiller à ne pas provoquer les affrontements inutiles.

Cette situation ridicule est une preuve supplémentaire que le centre-ville d'une métropole de l'envergure de Montréal doit être sous la responsabilité de la ville-centre. C'est la seule façon d'éviter des affrontements politiques déchirants qui nuisent au bon développement du coeur de la ville. La loi 22, qui prévoit justement le retour de l'arrondissement de Ville-Marie sous le giron de la mairie, entrera en vigueur en novembre 2009. D'ici là, espérons que tous les élus de cet arrondissement feront preuve de la maturité nécessaire.

 




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