Le gouvernement du Canada investira 6,7 millions de dollars, afin de mieux comprendre les effets de la COVID-19 sur les enfants.

Publié le 25 avril
Alice Girard-Bossé
Alice Girard-Bossé La Presse

« Il y a beaucoup à faire pour réparer les dommages [causés par la pandémie] et préparer le futur », a déclaré le ministre de la Santé, Jean-Yves Duclos, en conférence de presse lundi matin. « Une manière par laquelle on va préparer le futur, c’est par le financement d’une plateforme de recherche sur la COVID-19 qui est axé sur la santé des enfants et des adolescents », a-t-il ajouté.

Cette plateforme de recherche nommée « POPCORN » soutiendra des chercheurs en santé pédiatrique de 16 établissements à travers le pays. Le tout sera dirigé par la Dre Caroline Quach, pédiatre, microbiologiste-infectiologue au CHU Sainte-Justine et professeure à l’Université de Montréal.

L’objectif ? Étudier les impacts de la maladie, de la vaccination et des mesures de santé publique sur la santé et le bien-être des enfants et des jeunes.

« POPCORN pourra traiter du fardeau de la maladie associée aux nouveaux variants du SARS-Cov-2, aux impacts de la maladie pour nos enfants avec des conditions les rendant vulnérables aux complications, mais aussi évaluer si les mesures mises en place pour contrôler la transmission ont entraîné des dommages collatéraux », a détaillé la Dre Quach.

La spécialiste a rappelé que la COVID-19 est généralement une maladie bénigne en pédiatrie. « Malgré le fait qu’on a eu énormément de cas dans la cinquième et la sixième vague, on a eu très peu d’hospitalisations », a-t-elle indiqué.

Elle a toutefois précisé que les impacts à long terme de la maladie demeurent peu connus. « Il semble y avoir une certaine proportion d’enfants qui vont développer des symptômes qui vont durer au-delà de 12 semaines. Ça varie entre 1 à 20 % », a-t-elle indiqué.

Aider les plus vulnérables

Valérie Roy, la mère d’un garçon suivi au CHU Sainte-Justine, s’est réjouie du financement de la recherche chez les enfants, puisqu’elle a souvent l’impression que les jeunes sont oubliés.

Son fils de 19 ans, atteint d’un syndrome inflammatoire, a contracté la COVID-19 dans les dernières semaines. Grâce à l’encadrement des multiples docteurs et du médicament Paxlovid, il s’en est sorti avec peu de séquelles.

« J’espère que les autres enfants vont avoir la chance, avec la recherche de Dre Quach, d’avoir un meilleur accompagnement et de meilleures connaissances pour avoir une enfance la plus normale possible », a déclaré Mme Roy.