(Ottawa) La sixième vague de la pandémie, déjà au Québec depuis environ un mois, a fini par gagner le reste du pays. Face à la hausse du nombre de cas de COVID-19, le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) a modifié sa recommandation quant à la troisième dose de vaccin pour inciter davantage de gens à l’obtenir.

Mis à jour le 12 avril
Mylène Crête
Mylène Crête La Presse

« Alors que la dernière vague du variant Omicron avait commencé à descendre, je crois que les gens ont pensé qu’ils n’avaient plus besoin d’une dose de rappel, mais nous la recommandons fortement présentement », a répondu à La Presse l’administratrice en chef de l’Agence de la santé publique du Canada, Theresa Tam.

Moins de 60 % des personnes âgées de 18 ans et plus l’ont reçue à l’échelle du pays. Au Québec, la couverture vaccinale varie d’un groupe d’âge à l’autre. Parmi les 60 ans et plus, 86 % ont reçu une troisième dose. Ce pourcentage diminue à 61 % pour les 40 à 59 ans et à 38 % pour les 18 à 39 ans.

L’administration d’une dose de rappel pour les 12 à 17 ans n’a pas encore obtenu le feu vert de Santé Canada, mais le CCNI la recommande quand même six mois après la dernière vaccination pour adolescents à risque de développer des symptômes graves, ceux qui résident dans des milieux de vie collectifs et ceux faisant partie de communautés touchées de façon disproportionnée par la maladie.

PHOTO PATRICK DOYLE, ARCHIVES REUTERS

Dre Theresa Tam

La Dre Tam recommande le port du masque pour tous, qu’il soit obligatoire ou non dans les provinces. « Ce n’est pas important s’il y a une directive sur le masque ou non, c’est tout simplement vraiment important de le porter », a-t-elle dit.

Le directeur de la Santé publique de l’Ontario, Kieran Moore, avait fortement recommandé la veille de continuer de porter le masque. Il n’est plus obligatoire dans la plupart des lieux publics de la province depuis le 21 mars. Le nombre de cas de COVID-19 est en augmentation, tout comme le nombre d’hospitalisations.

Au Québec, le port du masque demeurera obligatoire dans la plupart des lieux publics au moins jusqu’au 30 avril.

La Dre Tam s’est gardée de critiquer l’approche des provinces. Elle a spécifié qu’il revient à chacune d’entre elles de déterminer quelle est la meilleure approche en vertu de leur propre épidémiologie. « Je crois que présentement, c’est très important pour nous de ne pas diviser la population et de continuer de lancer le message qu’il faut se protéger les uns les autres », a-t-elle expliqué.

Elle a indiqué que des provinces pourraient choisir de ramener certaines mesures sanitaires advenant l’arrivée d’un nouveau variant encore plus transmissible et dont les conséquences seraient sévères.

La sixième vague de la pandémie est causée par le sous-variant BA.2 d’Omicron. La Dre Tam a précisé que les sous-variants BA.4 et BA.5 n’ont pas encore été détectés au pays.