Le port du masque prendra fin « au plus tard à la mi-avril » dans tous les lieux publics au Québec, a confirmé mercredi le gouvernement Legault. Il demeurera toutefois obligatoire dans les transports en commun jusqu’en mai minimalement.

Mis à jour le 2 mars
Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

« Il s’agit d’une étape très importante, et nous pouvons être fiers de tous nos efforts pour en arriver là. Toutefois, il faut apprendre à vivre avec le virus, qui circule toujours, et demeurer prudents. Le port du masque, même lorsqu’il ne sera plus obligatoire, fera entre autres partie de l’arsenal que nous avons pour réduire les risques de transmission », a indiqué dans une déclaration le ministre de la Santé, Christian Dubé.

Le ministre dit viser une levée du masque obligatoire d’ici la mi-avril dans tous les lieux publics, incluant les universités et les cégeps. Il dit toutefois se garder un « préavis de dix jours ». Idem pour la fin du couvre-visage dans les transports en commun, qui devrait survenir « au plus tôt au mois de mai ». Les milieux de soins, incluant les CHSLD, ne sont pas inclus dans ce calendrier graduel.

Demeurant prudent, Québec rappelle que le masque « demeurera recommandé dans certaines circonstances », dont lorsqu’une personne présente des symptômes de la COVID-19, durant les cinq jours suivant un isolement ou lors de contacts avec une personne immunosupprimée.

L’exception faite pour les transports en commun n’est pas surprenante. Elle est préconisée dans plusieurs endroits dans le monde. La semaine dernière, la directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, disait d’ailleurs que le masque dans le métro et les autobus « est là pour rester ».

Par ailleurs, le gouvernement Legault a aussi annoncé mercredi qu’il devancera au samedi 12 mars une série d’allégements qui ne devaient entrer en vigueur que le lundi 14 mars, afin de « profiter des journées de la fin de semaine avec un minimum de restrictions ».

Ainsi, dès le 12 mars, tous les lieux publics pourront passer à 100 % de capacité. Il n’y aura plus de limite de capacité par table dans les restaurants et les bars. Ceux-ci pourront aussi revenir à un horaire normal, et cesser de tenir un registre des visiteurs. La danse et le karaoké seront également de nouveau permis, et il n’y aura plus de limites quant au nombre de participants dans une salle louée. Le passeport vaccinal prendra enfin totalement fin, deux jours plus tôt que prévu.

Des « polices d’assurance »

S’il semble que les grands centres de vaccination seraient eux aussi appelés à disparaître d’ici le début avril, le masque et le vaccin demeureront des outils pour la suite, aux yeux du gouvernement. « À l’avenir, ce seront la vaccination et le masque qui vont être la police d’assurance pour éviter de nouveaux confinements », affirmait d’ailleurs le chef de cabinet de François Legault, Martin Koskinen en entrevue avec La Presse il y a quelques jours, en parlant du projet de loi que Québec veut déposer ce printemps pour mettre fin à l’urgence sanitaire, en se gardant un « minimum » de pouvoirs.

Au bureau, le port du masque n’est déjà plus obligatoire depuis le 28 février, si la distance de 2 mètres est maintenue ou s’il y a une barrière physique entre les personnes. Il continue toutefois, pour le moment, d’être requis dans les aires de circulation. Dès le 7 mars, les élèves du primaire et du secondaire pourront aussi cesser de porter le couvre-visage en classe, mais il demeurera aussi dans les aires communes.

Des provinces comme l’Alberta ont levé mardi presque toutes leurs restrictions sanitaires liées à la COVID-19. Ces changements entraient en vigueur mardi, y compris la fin des limites de capacité et de la plupart des règles liées au port du masque. Le port du masque à l’intérieur y sera toutefois toujours requis dans les milieux à haut risque et dans les transports en commun, comme Québec entend le faire.

En Ontario, le port du masque est toujours obligatoire, mais les entreprises comme les cinémas, les restaurants et les centres de conditionnement physique n’ont plus l’obligation de vérifier le statut vaccinal de leurs clients depuis mardi.

Avec La Presse Canadienne