Les hospitalisations liées à la COVID-19 continuent de diminuer au Québec, représentant 1532 patients vendredi. Aux soins intensifs, toutefois, le nombre de patients a légèrement remonté au-dessus de la barre des 100.

Mis à jour le 25 février
Ariane Krol
Ariane Krol La Presse
Pierre-André Normandin
Pierre-André Normandin La Presse

La province signale par ailleurs 24 nouveaux décès liés au virus.

La baisse de 72 hospitalisations par rapport à la veille se traduit par 84 nouvelles entrées à l’hôpital et 156 sorties.

Aux soins intensifs, on dénombre 105 patients, une hausse de neuf cas en 24 heures (20 entrées et 11 sorties).

Les 24 nouveaux décès portent la moyenne quotidienne calculée sur sept jours à 17. La tendance est ainsi en baisse de 33 % sur une semaine.

Les 1532 personnes hospitalisées représentent une baisse de 17 % sur une semaine. Aux soins intensifs, la tendance demeure en baisse de 12 % sur une semaine.

À ce jour, 13 955 morts ont été attribués à la COVID-19 depuis le début de la pandémie.

Sur le front de la vaccination, la campagne québécoise continue de ralentir, avec 14 500 doses administrées en moyenne chaque jour.

Jusqu’ici, 86,5 % de la population québécoise a reçu une dose, 82,2 % en a maintenant deux, pendant que 48,1 % des Québécois ont reçu leur dose de rappel contre la COVID-19.

Par ailleurs, les 1542 nouveaux cas portent la moyenne quotidienne à 1479. La tendance est ainsi en baisse de 25 % sur une semaine. Les cas sont toutefois moins représentatifs en raison des limites imposées au dépistage, seuls les groupes prioritaires pouvant passer un test.

Ottawa réitère l’importance de surveiller les eaux usées

La situation continue à s’améliorer dans l’ensemble du pays, a annoncé l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, en conférence de presse vendredi.

Le nombre de personnes atteintes de la COVID-19 dans les hôpitaux et unités de soins intensifs du pays a diminué de plus de 20 % par rapport à la semaine précédente, et le nombre de cas hebdomadaires de 26 %.

Toutefois, bien que la plupart des régions bénéficient d’une embellie, certaines signalent des augmentations et d’autres pourraient connaître de nouvelles hausses dans les semaines à venir, a prévenu la Dre Tam.

« Le Canada continue donc de surveiller étroitement une série d’indicateurs, notamment en recourant à la surveillance des eaux usées à des fins de détection précoce, et en suivant la concentration de virus dans les échantillons communautaires », a souligné la responsable de la santé publique fédérale.

Ottawa réitère ainsi l’importance de cet outil pour détecter les hausses de cas de COVID-19 en amont, avant que celles-ci n’entraînent une augmentation des hospitalisations.

« La surveillance des eaux usées continue d’être un important outil de détection précoce de la COVID-19, et permet de suivre l’évolution de la transmission et de mesurer les répercussions des mesures de santé publique », avait expliqué la Dre Tam sur Twitter au début du mois.

Cette position contraste avec celle du Québec qui, malgré les demandes répétées de nombreux spécialistes, tarde encore à utiliser les eaux usées pour suivre l’évolution de la transmission communautaire.

« La surveillance des eaux usées semble être un outil de vigie plus utile pour servir d’alerte précoce lorsqu’il y a augmentation rapide des cas », a reconnu l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) dans un rapport publié à la mi-janvier. « Davantage d’études et d’expériences sont nécessaires pour soutenir sa mise en œuvre », a toutefois mentionné l’Institut.

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