La pression diminue sur le réseau de la santé, mais demeure critique sur les ambulanciers à Montréal et à Laval. Avec une quinzaine d’ambulances en moins, Urgences-santé exhorte la population à n’avoir recours au 911 qu’en cas de danger immédiat pour la vie.

Mis à jour le 13 février
Léa Carrier
Léa Carrier La Presse

Samedi, 15 ambulances étaient absentes des routes de Montréal et de Laval en raison du manque de personnel. Ce réseau roule normalement à 90 ambulances.

« On tombe à 75 ambulances, c’est sûr que ça paraît. Ça vient créer une surcharge sur le reste [du réseau] », rapporte le porte-parole d’Urgences-santé Stéphane Smith.

La pénurie de personnel était déjà un problème dans le secteur paramédical. Elle devient criante avec le variant Omicron. Une trentaine d’employés sont actuellement absents en lien avec le virus.

Pour pallier les absences, les paramédicaux sont appelés à faire des heures supplémentaires. Les appels sont aussi priorisés, ce qui retarde les cas moins urgents comme les transferts de patients entre établissements de la santé.

Ce qui nous nuit en plus, c’est qu’après deux ans de pandémie, les [paramédicaux] sont fatigués. Ça devient difficile pour eux.

Stéphane Smith, porte-parole d’Urgences-santé

Lui-même avait délaissé ses fonctions administratives ce week-end pour prendre la route et donner un coup de main à ses collègues.

Urgences-santé demande à la population de composer le 911 uniquement pour les situations mettant la vie en danger. Les citoyens sont encouragés à se rendre à l’hôpital par leurs propres moyens dans la mesure du possible et à composer le 811 pour les questions relatives à la santé.

Hospitalisations en baisse

La Santé publique rapportait samedi une nouvelle baisse de 71 du nombre de lits occupés en lien avec la COVID-19. Cette baisse se traduit par 144 nouvelles entrées et 215 sorties. Toutefois, 2143 personnes atteintes de la COVID-19 demeurent hospitalisées. Aux soins intensifs, ce nombre est de 153. Il s’agit d’une diminution de 11 par rapport à la veille.

Les 2143 personnes hospitalisées représentent une baisse de 13 % sur une semaine. La baisse aux soins intensifs sur une semaine est de 16 %.

Les 28 morts supplémentaires portent à 33 décès par jour la moyenne quotidienne calculée sur une semaine. La tendance est ainsi en baisse de 16 % sur sept jours.

Les 2359 nouveaux cas portent à 2655 cas par jour la moyenne quotidienne calculée sur une semaine. La tendance est ainsi en baisse de 15 % sur une semaine. Les limites imposées au dépistage rendent toutefois ces données moins représentatives.

La moyenne de nouveaux cas des sept derniers jours s’élève à 2655, une baisse de plus de 14 % par rapport à samedi dernier.

Le nombre d’éclosions actives a diminué, passant de 1134 à 1130.

En tout, 20 736 analyses ont été réalisées vendredi. Le taux de positivité est demeuré à 11 %.

Vaccination au ralenti

La campagne de vaccination continue à ralentir rapidement. Le Québec administre en ce moment un peu moins de 32 000 doses par jour en moyenne, loin du seuil des 100 000 atteint à la mi-janvier.

Il reste encore environ un demi-million de Québécois adultes n’ayant reçu aucun vaccin. En moyenne, à peine 660 adultes continuent à se présenter quotidiennement pour obtenir leur première dose de vaccin.

Il n’en demeure pas moins que 93 % des Québécois de 18 ans et plus ont relevé la manche au moins une fois depuis le début de la campagne de vaccination. Sur l’ensemble de la population, 86 % ont reçu au moins une dose, 82 % en ont eu deux et 46 % ont eu leur dose de rappel.

Avec Mayssa Ferah et de Pierre-André Normandin, La Presse, et La Presse Canadienne