La pression continue de diminuer dans le réseau de la santé, au moment où Québec rapporte jeudi 35 décès supplémentaires dus à la COVID-19. La campagne de vaccination, toujours au ralenti, fait quant à elle l’objet de réajustements au gouvernement.

Mis à jour le 10 février
Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

Ces 35 nouveaux décès portent à 34 la moyenne quotidienne calculée sur une semaine. La tendance est ainsi en baisse de 24 % sur une période d’une semaine.

On observe jeudi une baisse de 36 hospitalisations, qui se traduit par 193 nouvelles entrées et 229 sorties. À ce jour, 2312 patients demeurent hospitalisés en lien avec le virus, dont 173 se trouvent toujours aux soins intensifs. Il s’agit sur ce plan d’une légère hausse de deux cas en 24 heures (18 entrées, 16 sorties).

Fait à noter : la baisse des hospitalisations continue toutefois de ralentir. Ce ralentissement est dû à une stabilisation des entrées alors que le nombre de sorties continue à diminuer. Le même phénomène s’observe aux soins intensifs, où les entrées tendent à se stabiliser tandis que les sorties diminuent.

Pour l’heure, les 2312 personnes hospitalisées représentent une baisse de 12 % sur une semaine. La baisse aux soins intensifs sur une semaine est de 9 %.

En outre, les autorités ont aussi signalé jeudi 2894 nouveaux cas de COVID-19, ce qui porte à 2846 cas par jour la moyenne quotidienne calculée sur une semaine. La tendance est ainsi en baisse de 11 % sur une semaine. Il convient toutefois de rappeler que les limites imposées au dépistage rendent ces données largement moins représentatives dans la province.

Mardi, la Santé publique a réalisé 27 360 tests de dépistage, un chiffre relativement stable par rapport à la moyenne hebdomadaire. Jusqu’ici, près de 74 500 tests rapides ont été « autodéclarés » sur la plateforme du gouvernement Legault, desquels la forte majorité, soit plus de 57 740 d’entre eux, se sont révélés positifs à la COVID-19.

« Plus d’offre que de demande »

Côté vaccination, le rythme de la campagne montre toujours de forts signes d’essoufflement. Mercredi, à peine 31 770 doses ont été administrées, auxquelles s’ajoutent tout de même 977 vaccins donnés avant le 9 février qui n’avaient pas encore été officiellement comptabilisés. Globalement, 86,4 % des Québécois ont une dose, 81,3 % en ont deux et 45,9 % d’entre eux ont trois doses.

Jeudi, le cabinet du ministre de la Santé, Christian Dubé, a rappelé que « beaucoup de Québécois » –, au moins deux millions d’entre eux depuis le début de la cinquième vague, selon les estimations de la Santé publique –, « ont attrapé la COVID-19 dans le temps des Fêtes et attendent leurs 8 à 12 semaines pour aller chercher leur dose ».

« Nous ne voulons certainement pas que la capacité de vaccination perde du rythme, alors que la demande pourrait remonter ou encore que les directives de Santé publique pourraient évoluer à tout moment, comme nous l’avons vécu en décembre dernier. Nous allons continuer de nous ajuster », a indiqué l’attachée de presse Marjaurie Côté-Boileau.

Parlant d’un « moment charnière de la vaccination », Québec confirme avoir « beaucoup plus d’offre que de demande à ce stade-ci » et dit « redéployer » des ressources « vers d’autres tâches plus ciblées, notamment pour la vaccination dans les écoles ». « Les gens qui sont mobilisés dans les centres de vaccination sont majoritairement embauchés via la plateforme Je contribue. Depuis le début de l’opération de vaccination, on fait tout pour que les infirmières soient dans les hôpitaux et les milieux de vie », conclut Mme Côté-Boileau.

Avec Pierre-André Normandin

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