Les vagues se succèdent, les armes évoluent, les stratégies se raffinent. Comment a-t-on appris à soigner la COVID-19 depuis deux ans ? Notre journaliste est allée voir sur le terrain comment les soignants combattent cet ennemi coriace. Un bédéreportage de Judith Lachapelle.

Publié le 9 janvier
Judith Lachapelle
Judith Lachapelle La Presse

Quand Omicron est arrivé

Au moment où le reportage a été réalisé, au début novembre, les premiers échantillons d’un nouveau variant qui allait bientôt être connu sous le nom d’Omicron étaient identifiés en Afrique du Sud. À partir de la mi-décembre, Omicron a supplanté Delta au Québec. Outre le nombre de patients qui a bondi dans les hôpitaux, le portrait des malades n’a pas beaucoup changé depuis l’automne, dit le DJonathan Hudon. « On voit des patients vaccinés avec la COVID, mais qui sont hospitalisés pour un problème complètement différent de la COVID », dit-il. L’un de ses récents patients de « l’étage COVID », par exemple, était hospitalisé en raison d’une opération cardiaque. Dans son cas, la cicatrisation de la plaie était beaucoup plus préoccupante que le virus. « Ça frappe fort quand même. On a beau dire qu’Omicron semble un peu moins dangereux, une personne non vaccinée réagit plus mal qu’une personne vaccinée. » Selon les plus récentes données, un non-vacciné court actuellement 5,8 fois plus de risques d’être hospitalisé qu’une personne ayant reçu deux doses de vaccin, et 12,5 fois plus de risques de se retrouver aux soins intensifs.