(Ottawa) Le premier ministre Justin Trudeau se veut rassurant : les provinces auront amplement de doses des vaccins déjà approuvés pour offrir une dose de rappel à l’ensemble de la population canadienne si telle est la recommandation des experts.

Mis à jour le 1er déc. 2021
Joël-Denis Bellavance
Joël-Denis Bellavance La Presse

En mêlée de presse, mercredi, M. Trudeau a rappelé que le gouvernement fédéral a déjà signé des contrats d’approvisionnement avec les principaux fabricants des vaccins dans l’éventualité où il faudrait offrir une troisième dose.

« L’accès aux vaccins, la quantité des vaccins n’est pas un enjeu pour nous. On en a assez actuellement et on va en recevoir dans les semaines et les mois à venir. On a aussi des contrats pour 2022 qui nous assurent que quels que soient les besoins, les recommandations des experts, on va en avoir assez », a-t-il dit.

Mardi, le ministre de la Santé, Jean-Yves-Duclos, a demandé au Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) de lui fournir le plus rapidement possible de nouvelles directives concernant l’administration d’une dose de rappel à tous les Canadiens.

« Nous allons probablement assister à une transmission communautaire du nouveau variant à un moment donné. Nous n’avons pas d’évidence qui démontre cela pour le moment. Nous avons été en mesure de détecter les cas de voyageurs affectés grâce à nos mesures sanitaires et des règles à la frontière », a déclaré le ministre.

Le Québec a annoncé récemment que les personnes de 70 ans et plus pourront recevoir un rappel de vaccin contre la COVID-19 si leur dernière dose remonte à plus de six mois. Cette dose de rappel se veut une mesure de prudence en raison de la constatation par les experts d’une légère perte d’immunité chez les personnes âgées, notamment chez les 80 ans et plus.

Le gouvernement Legault avait donné le feu vert à l’administration d’une troisième dose de vaccin pour les aînés hébergés en CHSLD et résidences privées pour aînés. La vaccination de cette clientèle – environ 220 000 personnes – devait être complétée d’ici la fin du mois de novembre.

Par ailleurs, le premier ministre Justin Trudeau a affirmé que le dépistage obligatoire aux aéroports canadiens pour tous les voyageurs aériens, sauf ceux en provenance des États-Unis, devrait être mis en œuvre dans les jours à venir.

PHOTO PHILIPPE BOIVIN, LA PRESSE

Les tests de dépistage seront obligatoires dans tous les aéroports pour les voyageurs, qu’ils soient vaccinés contre la COVID-19 ou non.

Le gouvernement fédéral a annoncé cette nouvelle mesure pour freiner le variant Omicron la veille. Les tests de dépistage seront obligatoires dans tous les aéroports pour les voyageurs, qu’ils soient vaccinés contre la COVID-19 ou non. Ceux-ci devront s’isoler en attente d’un résultat négatif. Les voyageurs non vaccinés devront s’isoler pendant 14 jours et subir un autre test au jour 8.

Si le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, a salué l’initiative du gouvernement fédéral, il s’est tout de même questionné sur la date d’entrée en vigueur de ces mesures. En conférence de presse, M. Dubé a dit avoir soulevé la question lors d’un appel avec son homologue fédéral, Jean-Yves Duclos, et l’ensemble des ministres de la Santé des provinces et des territoires.

« On va commencer à les mettre en vigueur le plus rapidement possible. […] On va mettre cette extra couche de (protection). Les gens vont devoir se dépister à l’arrivée puis dès qu’on est capable de le faire dans les jours à venir, on va le faire. On faisait déjà du dépistage aléatoire. Ce qu’on est en train de faire, c’est d’augmenter pour que ce soit là pour tout le monde et on s’attend à ce que ce soit fait dans les jours ou la semaine qui vient », a dit M. Trudeau avant le début de la réunion du caucus libéral.

Avec la Presse Canadienne