Faute de personnel, la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal a accumulé du retard dans l’identification des personnes qui ont un risque modéré ou faible de contracter la COVID-19, en raison d’un contact avec une personne infectée dans un établissement d’enseignement postsecondaire.

Coralie Laplante
Coralie Laplante La Presse

Devant la quatrième vague de coronavirus qui se déverse sur le Québec, la DRSP manque d’employés pour mener toutes les enquêtes. Les institutions d’enseignement supérieur seront chargées d’identifier les personnes à risque modéré ou faible d’être atteinte du virus jusqu’au 24 septembre.

La DRSP de Montréal a mis en place « un système automatisé de réponse aux signalements », peut-on lire dans une lettre envoyée aux écoles postsecondaires.

Ainsi, des courriels automatisés demanderont au personnel des écoles d’identifier les personnes qui auraient pu contacter la ou les personnes infectées. Les responsables pourront ensuite transmettre des lettres rédigées par la DRSP aux personnes concernées, qui expliquent comment agir en cas de contact modéré ou faible avec une personne atteinte de la COVID-19.

« Il faut rappeler qu’il y a une enquête au niveau de tous les cas, pour laquelle il n’y a pas de retard, soit l’identification des contacts étroits », souligne par écrit Eric Forest, porte-parole du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

La mesure des courriels automatisés est temporaire, et devrait être retirée le 24 septembre. « Nous sommes en période d’embauches et de formation d’enquêteurs accrue afin d’offrir une meilleure efficacité à répondre aux demandes des milieux d’enseignement », précise M. Forest.

En date de vendredi, il y avait sept éclosions et 19 cas de coronavirus liés aux établissements postsecondaires, indique le porte-parole du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

Il n’y a aucun changement en ce qui concerne les enquêtes épidémiologiques dans les écoles primaires et secondaires.