Les modalités du passeport vaccinal se concrétisent. L’application mobile permettant aux citoyens de présenter son code QR sera disponible mercredi pour les appareils iOS et dans les prochains jours pour les appareils Android, a annoncé le gouvernement Legault mardi.

Alice Girard-Bossé
Alice Girard-Bossé La Presse

Deux applications mobiles soutenant le passeport vaccinal seront disponibles. La première, VaxiCode, permettra au citoyen d’enregistrer son code QR et de l’avoir en tout temps sur son téléphone pour le présenter aux commerçants. Dans la même application, les citoyens pourront télécharger les codes QR des membres de leur famille.

La deuxième application, VaxiCode Vérif, réservée aux entreprises, permettra au commerçant de scanner le code QR, ce qui fera apparaître uniquement le nom du client et son statut vaccinal. Si une certification verte apparaît, le client est adéquatement protégé. S’il ne l’est pas, une certification rouge apparaîtra à l’écran.

Les deux applications de lecture seront disponibles gratuitement mercredi dans l’App Store pour les appareils IOS et dans les prochains jours pour les appareils Android. Les citoyens qui ne possèdent pas de téléphones intelligents pourront imprimer leur preuve vaccinale en différents formats.

Rappelons que le 10 août dernier, le gouvernement Legault a annoncé l’instauration d’un passeport vaccinal dès le 1er septembre dans les bars, restaurants et gyms, ainsi que dans les festivals et « lieux intérieurs de grande activité ».

L’objectif est de permettre aux personnes adéquatement vaccinées d’avoir accès aux évènements publics à fort achalandage et activités à haut taux de contact de socialisation pour des activités non essentielles.

Sécurité

Québec soutient que l’application est sécuritaire. Les renseignements personnels contenus dans le code QR sont limités au nom, à la date de naissance et aux vaccins reçus.

De son côté, le commerçant ne peut voir que le nom de la personne et son statut vaccinal. « On veut éviter que les personnes se fassent passer pour d’autres, qu’il y ait de l’usurpation d’identité et on veut limiter les risques de fraude, donc la personne doit montrer sa carte d’identité en plus de son code QR », a indiqué le sous-ministre associé à la Direction générale des technologies de l’information, Reno Bernier, lors d’une séance d’information technique.

Aucune donnée n’est conservée sur l’appareil ni envoyée à un serveur. « L’application permet de détecter si le code QR a été falsifié ou s’il s’agit d’un faux », a ajouté le sous-ministre.

Si les données de la preuve vaccinale contiennent des erreurs, les citoyens sont invités à prendre un rendez-vous sur le portail Clic Santé dans la section « Vaccination COVID-19-Dépannage ».

Projets pilotes

Dans les dernières semaines, Québec a mené des tests d’application du code QR. Un premier projet pilote a été mené à Québec, au restaurant La Cage-Brasserie sportive du Centre Lebourgneuf, puis à cinq autres sites, donc le gym Éconofitness Vimont à Laval, la Taverne Midway à Montréal et le Piknic Électronik.

Malgré les projets pilotes concluants, M. Bernier s’attend à une période d’implantation et de rodage dans les premiers jours suivants le 1er septembre. Des mises à jour seront aussi disponibles dans les semaines suivant son téléchargement.

Plusieurs initiatives similaires ont vu le jour dans les dernières semaines à travers le monde. C’est le cas notamment de la France, de l’Allemagne, de la Suisse, d’Israël et de certains États américains tels que New York, la Californie et la Louisiane.