Le tiers des jeunes Montréalais de 12 à 17 ans n’ont toujours pas reçu leur première dose de vaccin contre la COVID-19 et environ 60 % d’entre eux n’ont pas leur deuxième dose, a prévenu jeudi la Santé publique de Montréal, en appelant les adolescents à aller se faire vacciner « avant la rentrée ».

Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

« On sait qu’il y a encore à peu près le tiers de nos ados, de nos 12-17 ans, qui n’ont pas encore leurs premières doses de vaccin, et on sait qu’il y a environ 60 %, donc six ados sur 10, qui n’ont pas leurs deuxièmes doses. Ces vaccins-là sont accessibles, sont disponibles, et tout le monde qui se fait vacciner d’ici la rentrée contribue à cet effort-là », a soutenu le chef médical en environnement urbain et en santé des populations de la Santé publique de Montréal, le DDavid Kaiser.

Il affirme que depuis quelques jours déjà, la métropole commence à être témoin « d’une petite augmentation du nombre d’hospitalisations ». « Pour nous, c’est vraiment un signal qu’on ne va pas dans la bonne direction à trois semaines de la rentrée », juge le médecin.

Devant une hausse des nouveaux cas de COVID-19 « plus importante » qui s’est observée dans la dernière semaine, la Santé publique de Montréal invite aussi la population à continuer de se plier aux mesures de base. « On n’est pas sortis du bois. On n’est pas à la fin de la campagne de la vaccination », soutient le DKaiser, qui rappelle que le masque à l’intérieur et la distanciation doivent être appliqués.

Les autorités rappellent aussi qu’il demeure important « de ne pas se mettre dans des situations à risque où on a beaucoup de monde dans des espaces plus restreints et où on sait qu’avec le variant Delta qui progresse à Montréal, ça contribue à des éclosions et à une augmentation du nombre de cas ».

Un message aux voyageurs

Au cours des dernières semaines, le tiers des nouvelles infections recensées à Montréal provenaient de « voyageurs hors-Canada », a aussi indiqué l’expert. « C’est très important parce que c’est aussi comme ça qu’on voit rentrer beaucoup de nos cas de variant Delta », a-t-il nuancé.

« Là-dedans, malheureusement, il y a aussi des voyageurs doublement vaccinés qui n’ont pas l’obligation de s’isoler. Alors là, il y a un message de prudence. Même si on est vaccinés et qu’on revient de voyages, on peut être à risque de transmettre. On risque de ne pas être malades, parce que les vaccins sont très efficaces pour ça, mais on peut transmettre », a-t-il aussi plaidé.

Côté éclosions, la Santé publique affirme que la transmission est somme toute assez répartie partout dans la métropole, et ne se trouve pas nécessairement « dans les milieux habituels ». « Les écoles sont fermées, il n’y a pas d’éclosions dans les services de garde et très peu en milieux de travail, donc c’est vraiment diffus sur le territoire présentement », a soulevé David Kaiser à ce sujet.