(Ottawa) Le gouvernement fédéral annonce vendredi soir le départ du major général Dany Fortin, le maître d’œuvre de l’opération de vaccination au pays. Il fait l’objet d’une enquête militaire.

Mis à jour le 14 mai 2021
Mélanie Marquis
Mélanie Marquis La Presse

« Aujourd’hui [vendredi], le major général Dany Fortin a quitté son poste avec l’Agence de la santé publique du Canada, en attendant les résultats d’une enquête militaire », a déclaré le ministère de la Défense nationale par voie de communiqué, peu après 19 h.

On y précise que le lieutenant-général Wayne Eyre, qui est le chef d’état-major de la Défense par intérim, « révisera les prochaines étapes avec le major général Fortin ».

« Nous ne formulerons aucun autre commentaire », est-il conclu dans cette même déclaration.

On ignore ainsi pour quelle raison une enquête militaire a été déclenchée.

Au bureau du ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, on n’a pas voulu en dire davantage.

« Comme je l’ai déjà dit, je suis engagé à travailler pour bâtir une véritable culture d’inclusion au sein des Forces armées canadiennes et du ministère de la Défense nationale, où chacun est traité avec dignité et respect », a-t-on indiqué.

Cette réponse du ministre Sajjan est du même acabit que celles qu’il a offertes ces dernières semaines, alors que lui et le gouvernement étaient sur la sellette en raison d’allégations d’inconduite sexuelle visant l’ancien chef d’état-major de la Défense, Jonathan Vance.

Selon ce qu’a rapporté vendredi soir le quotidien torontois The Globe and Mail, il y aurait eu une allégation d’inconduite sexuelle visant le major général Dany Fortin. Elle remonterait à quelques années, avant qu’il ne soit promu, en 2015.

Le bureau du premier ministre Justin Trudeau n’a pas offert de commentaires, vendredi soir, s’en remettant à l’importance de respecter l’indépendance du processus de l’enquête militaire en cours.

Le major général Fortin assurait la logistique de la campagne de vaccination à l’échelle du Canada depuis le mois de novembre dernier. Avant de prendre les rênes de cette opération, il avait notamment été commandant de la mission en Irak de l’OTAN.