(Ottawa) Si la campagne de vaccination va bon train au Canada et aux États-Unis, le seul critère qui intéresse Justin Trudeau pour rouvrir la frontière entre les deux pays demeure la sécurité, c’est-à-dire la capacité à contrôler la pandémie.

La Presse Canadienne

Dans une entrevue accordée à la station régionale de TVA à Québec, le premier ministre du Canada a déclaré que la décision « dépend énormément des conditions ».

En parlant de ces fameuses conditions, il cite le risque d’une nouvelle vague aux États-Unis et la capacité à contrôler les éclosions au Canada.

Interrogé sur la possibilité que les autorités américaines puissent faire pression sur son gouvernement dans le but de précipiter l’ouverture de la frontière, Justin Trudeau a assuré que ce n’est pas cette pression-là qui l’anime.

« C’est sûr qu’il y a bien des gens qui veulent revenir à la normalité le plus rapidement possible. Pour moi, la pression, c’est de m’assurer qu’on est en train de protéger les gens jusqu’au bout et qu’on ne rouvre pas avant d’être sûr qu’on peut le faire en sécurité », a-t-il insisté.

En ce qui concerne la progression de la campagne de vaccination, le premier ministre s’attend à ce que tous les Canadiens aient reçu une première dose avant le début de l’été. Puis, la population devrait ensuite avoir reçu une deuxième dose d’ici septembre.

C’est ce qui permettrait, selon lui, « qu’on puisse vraiment revenir pas mal à la normale ».

Justin Trudeau rappelle cependant que la planète « va encore vivre avec cette pandémie pendant quelques années » et qu’il faudra demeurer prudent tout en retrouvant une plus grande liberté « si tout le monde se fait vacciner ».