(Québec) Le Parti québécois (PQ) réclame à son tour un contrôle de la circulation à la frontière Québec-Ontario, considérant l’augmentation fulgurante du nombre de cas de COVID-19 dans cette province.

Caroline Plante La Presse Canadienne

Vendredi, le porte-parole du PQ en matière de santé, Joël Arseneau, a exhorté le premier ministre du Québec, François Legault, à ne pas « rester les bras croisés » et à « imposer son leadership ».

Il lui a suggéré de mettre rapidement en place des mesures comme le dépistage rapide ou la quarantaine obligatoire pour les personnes traversant la frontière Québec-Ontario.

Le député des Îles‑de‑la‑Madeleine insiste pour dire qu’il ne faut pas prendre de risques inutiles avec la santé et la sécurité de la population québécoise.

L’Ontario est actuellement la province canadienne où le nombre de cas de COVID-19 est le plus élevé. Vendredi, la province a rapporté 4812 nouveaux cas de coronavirus ainsi que 25 décès supplémentaires.

La région de l’Abitibi‑Témiscamingue, voisine directe de l’Ontario, et celle des Laurentides, prisée pour ses activités de villégiature, sont particulièrement préoccupées par la situation, soutient Joël Arseneau.

« Comment se fait-il qu’aucune mesure n’ait encore été mise en place ? a-t-il demandé dans un communiqué publié vendredi. N’attendons pas de nous retrouver dans la même position que l’Ontario. »

M. Arseneau rappelle qu’il est actuellement impossible pour un Québécois d’entrer au Nouveau-Brunswick. Le Manitoba impose également une quarantaine à ceux qui entrent sur son territoire.

« Et nous, au Québec, on ne ferait rien ? s’est-il étonné. François Legault souhaite préserver son amitié avec (le premier ministre ontarien) Doug Ford, mais il doit néanmoins imposer son leadership. »

Mardi dernier, la directrice de santé publique de Montréal, la D Mylène Drouin, a déclaré qu’elle souhaitait voir plus de contrôles à la frontière Québec-Ontario, se disant inquiète du variant brésilien.

Québec a plus tard fait savoir que différents scénarios étaient à l’étude, mais qu’il n’était pas question pour l’instant d’instaurer de barrages ou de fermer la frontière avec l’Ontario.

Rappelons que lors de la première vague, au printemps dernier, les autorités avaient établi des barrages routiers sur les ponts interprovinciaux reliant Gatineau et Ottawa.

Vendredi après-midi, ni M. Legault ni son ministre de la Santé, Christian Dubé, n’étaient immédiatement disponibles pour répondre aux questions de La Presse Canadienne.