Le nombre de cas de COVID-19 continue d’augmenter en Ontario, où la propagation des variants est jugée alarmante. La province voisine du Québec a recensé vendredi plus de 4000 nouvelles infections pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire.

Henri Ouellette-Vézina Henri Ouellette-Vézina
La Presse

Ce sont en effet 4227 nouveaux cas que la Santé publique a enregistrés vendredi, ajoutant du même coup 18 décès supplémentaires au bilan cumulatif. À titre comparatif, le plus récent sommet était de 3945 cas en Ontario, et il était survenu le 10 janvier dernier. Précisons que deux jours auparavant, on avait enregistré 4249 cas individuels, mais cela était dû à un rattrapage dans les données.

Actuellement, ces 4227 nouveaux cas en Ontario représentent 290 cas par million d’habitants. En comparaison, le Québec est à 190 cas par million d’habitants présentement. La majorité des cas se situent toujours dans la région de Toronto, qui en enregistre plus de 1200 à elle seule, suivie par sa banlieue de Peel avec environ 760 infections.

Le nombre d’hospitalisations, quant à lui, bondit de 75, pour atteindre 1492 patients au total. De ce nombre, 552 personnes se trouvent toujours aux soins intensifs, ce qui représente un bond de 27 cas en 24 heures sur ce plan. Dès lundi, des activités de délestage devront être faites dans plusieurs centres hospitaliers ontariens, sur ordre du gouvernement de Doug Ford. Côté dépistage, la Santé publique ontarienne rapporte avoir effectué plus de 61 000 tests dans la journée de jeudi.

En ce qui concerne la vaccination, la province affirme a administré 105 382 doses supplémentaires dans la journée de jeudi. D’ailleurs, le premier ministre Ford a reçu sa première dose vendredi matin, à Toronto, avec le vaccin d’AstraZeneca. Les variants continuent toutefois de prendre du terrain ; on recense 1860 cas supplémentaires, en forte majorité issus de la souche britannique.

En reconfinement

Plus tôt cette semaine, l’Ontario avait déjà cumulé plus de 3200 nouveaux cas à deux reprises. Mercredi, devant la hausse fulgurante des cas, le gouvernement Ford avait annoncé qu’une « ordonnance de rester à la maison » serait de nouveau en vigueur pendant quatre semaines, afin de lutter contre la hausse « alarmante » des nouveaux cas de COVID-19 et la propagation importante des variants.

Entre autres choses, les commerces qui offrent des produits essentiels restent ouverts, mais seulement pour vendre des articles d’épicerie et de pharmacie. Ces nouvelles mesures étaient devenues « nécessaires » pour lutter contre la troisième vague de la pandémie, qui menace de submerger le système de santé, a aussi martelé le premier ministre ontarien.

La semaine dernière, le gouvernement Ford avait déjà commencé à imposer de nouvelles restrictions, interdisant notamment les repas au restaurant en salle ou en terrasse, qui avaient repris depuis peu. Il a aussi réduit la capacité d’accueil des commerces ainsi que la taille des rassemblements intérieurs et extérieurs.

En réaction à la forte hausse des cas, l’Ontario prévoit d’ailleurs commencer à vacciner les personnes âgées de 18 ans et plus dans les « zones chaudes », y compris les enseignants et les travailleurs essentiels. Le gouvernement indique que des équipes mobiles livreront des vaccins dans des immeubles résidentiels, des lieux de culte et chez de grands employeurs dans les zones durement touchées par la pandémie.