(Ottawa) Le chef du Parti conservateur Erin O’Toole s’engage à tenir une enquête publique sur les ratés de la gestion de la pandémie sous la houlette du gouvernement Trudeau s’il prend le pouvoir aux prochaines élections fédérales.

Joël-Denis Bellavance Joël-Denis Bellavance
La Presse

Dans l’intervalle, M. O’Toole presse le gouvernement libéral à nommer un moniteur spécial issu du bureau de la vérificatrice générale afin d’évaluer au quotidien le mérite de chacune des décisions prises par les autorités fédérales pour venir à bout de la pandémie de COVID-19.

Alors qu’une troisième vague plus sévère déferle sur le pays et que les provinces doivent à nouveau imposer des mesures de confinement pour freiner la propagation du virus, M. O’Toole affirme que le gouvernement Trudeau doit porter l’entièreté responsabilité de la gestion de la crise sanitaire.

La lenteur du gouvernement libéral à mettre la main sur les doses suffisantes pour vacciner la population, entre autres choses, est l’une des causes principales d’une troisième vague plus virulente, selon lui.

En conférence de presse, mardi, le chef conservateur a affirmé que le Canada fait piètre figure sur le plan de la vaccination comparativement aux autres pays du G7.

« C’est une honte nationale », a lancé M. O’Toole, soulignant que le Canada arrive au 44e rang quant à l'administration des deux doses des vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna, derrière des pays tels que l’Azerbaïdjan et le Costa Rica, selon une liste compilée par le New York Times.

« Nous sommes dans une troisième vague de la pandémie à cause de l’approche lente et confuse du gouvernement Trudeau. C’est pourquoi on va avoir une troisième vague plus sévère que les pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni », a analysé M. O’Toole.

Une enquête publique dirigée par un ancien juge permettrait de tirer des leçons des ratés de la gestion de la présente pandémie et donnerait au Canada les outils pour mieux se préparer à affronter une crise sanitaire, a-t-il argué.