(Montréal) « On n’a pas à se demander si on va avoir une troisième vague, on est dedans et c’est important de la contrôler », a insisté le ministre de la Santé Christian Dubé lundi matin, en mêlée de presse.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

Si l’adhésion aux mesures sanitaires n’est pas au rendez-vous, Québec n’hésitera pas à faire des ajustements quant aux assouplissements des mesures, alors que le congé de Pâques approche. Le ministre appelle la population à ne pas oublier le dépistage et la vaccination.

Au sujet d’un déconfinement trop hâtif alors qu’un long congé se pointe à l’horizon, le ministre a insisté : les assouplissements doivent s’accompagner d’un respect strict des mesures. « L’adhésion aux mesures, c’est notre plus grand défi. Mais il faut penser à la santé mentale des gens. C’est un équilibre et si on constate que c’est trop risqué, on s’ajustera. »

Le ministre Dubé n’a pas cherché à minimiser la montée récente des cas de COVID-19, lundi matin, alors qu’il se trouvait en tournée sur le terrain à Montréal-Nord. En date du jeudi 25 mars, 66 000 personnes avaient reçu leur première dose de vaccin dans cet arrondissement.

À Montréal, 20 % de la population est vaccinée, soit un Montréalais sur cinq, selon la Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal.

La propagation des variants est au cœur de cette troisième vague. L'augmentation des hospitalisations est désormais le baromètre pour évaluer la situation. « On surveille beaucoup la situation dans les hôpitaux plutôt que l'augmentation des cas. »

Le retour en classe à temps plein de tous les étudiants de niveau secondaire est au nombre des sources d’inquiétudes, mais on estime qu’une semaine raccourcie par le congé de Pâques aidera à ralentir la propagation de la maladie.

« Je pense que le congé minimisera l'impact du retour en classe à temps plein. Les écoles connaissent la recette pour retourner à mi-temps s'il y a lieu, donc ça ne m'inquiète pas trop », a ajouté la Dre Drouin, qui accompagnait le ministre.