Les Québécois sont moins d’accord avec les restrictions sanitaires qu’en début d’année, révèle un nouveau sondage CROP réalisé auprès de 1000 personnes entre le 17 et le 23 mars.

Léa Carrier
Léa Carrier La Presse

Ainsi, 46 % des répondants sont d’avis que les « restrictions dues à la COVID-19 ont assez duré, il est temps que l’on retrouve notre liberté », par rapport à 31 % en janvier 2021. De même, 28 % des répondants sont d’accord avec l’énoncé « Je crois personnellement que les consignes d’isolement sont trop sévères, elles ne sont pas faites pour moi », soit 7 points de pourcentage de plus qu’au dernier sondage. Ce sont d’ailleurs les jeunes de 18 à 34 ans qui sont surreprésentés dans cette catégorie, à 42 %.

Pour le sondeur et vice-président de CROP, Dominic Bourdages, ces changements d’attitude ne se traduisent pas forcément en désobéissance. Ils sont plutôt le résultat de l’usure du temps.

Une certaine partie de la population est tannée. Elle lance un cri du cœur. Et c’est normal ! L’important à retenir, c’est qu’elle n’arrête pas de faire des efforts pour autant.

Dominic Bourdages, sondeur et vice-président de CROP

Au contraire, 91 % pensent toujours que « c’est notre devoir à tous de suivre les règles de la Santé publique » et que « nous devons tous faire notre part pour arrêter la pandémie ». Comme le précise M. Bourdages, la population est donc toujours « consciente du travail qu’il reste à faire ».

Surprise, le niveau d’accord des Québécois avec le couvre-feu a bondi de 70 % à 74 % entre janvier et mars 2021.

AstraZeneca, grand perdant

La seconde partie du sondage fait état du taux de confiance de la population québécoise dans les vaccins contre la COVID-19. Celui de Pfizer-BioNTech se classe en première position, avec 71 %, suivi de près par celui de Moderna, avec 70 %, puis celui de Johnson & Johnson, avec 58 %. Le vaccin d’AstraZeneca récolte un taux de confiance de 44 %.

Par ailleurs, près d’une personne sur deux souhaiterait choisir son vaccin, si elle le pouvait. Les principales raisons évoquées sont l’efficacité dudit vaccin, le droit de choisir, la confiance envers le vaccin et les effets secondaires de celui-ci. La peur du vaccin d’AstraZeneca est la cinquième raison la plus souvent évoquée.

Ce sondage fait suite à une série de collectes de données effectuées au cours de la dernière année, soit les 4 et 5 avril, auprès de 1344 répondants ; du 5 au 10 mai, auprès de 1002 répondants ; du 15 au 20 octobre, auprès de 1002 répondants ; et du 6 au 8 janvier 2021, auprès de 1000 répondants.