(Québec ) Les parlementaires québécois ont rendu hommage aux victimes de la COVID-19, jeudi, après un an de lutte contre le virus « qui allait changer nos vies ».

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

Au Salon bleu, le premier ministre François Legault – qui prononcera un discours officiel devant l’hôtel du Parlement, peu avant 13 h – a salué le travail des travailleurs essentiels, offrant du même souffle ses condoléances à toutes les familles des victimes du coronavirus.

La cheffe du Parti libéral, Dominique Anglade, a souligné que personne n’aurait pu croire, il y a un an, que les effets de la COVID-19 seraient toujours présents en ce printemps 2021.

« Nous avons un devoir de mémoire sans précédent. […] Gaston Miron a écrit des mots qui résonnent dans ma tête, particulièrement aujourd’hui. Il disait "c’est un peu de nous tous en celui qui s’en va" », a-t-elle cité en hommage à tous les Québécois dont la vie a été dramatiquement fauchée par la pandémie.

En date de jeudi, 10 518 Québécois ont perdu la vie en raison de la COVID-19.

Un immense vide

« C’est jamais facile de perdre quelqu’un qu’on aime, mais il n’y a rien de plus dur que de perdre quelqu’un qu’on aime sans pouvoir lui dire au revoir, le serrer dans nos bras […]. La pandémie nous a volé ces moments-là », a pour sa part rappelé la cheffe de Québec solidaire Manon Massé.

« La nation québécoise a perdu des milliers d’aînés, des gens qui étaient sous notre toit, sous la grande responsabilité de l’État québécois. Avant la pandémie, on ne les voyait pas. Maintenant, tout ce qu’on voit, c’est l’immense vide qu’ils laissent derrière eux », a-t-elle ajouté.

Le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, a de son côté affirmé que « si on souhaite réellement que ces 10 518 personnes ne soient pas mortes en vain, […] il faut se souvenir, [mais on doit aussi] aller de l’avant et investiguer davantage sur ce qui s’est passé ». À la période de questions, jeudi, le gouvernement a été de nouveau pressé de déclencher une commission d’enquête publique sur la gestion de la pandémie au Québec.

« Face à ce virus, il n’y a qu’une seule équipe. Celle du Québec. […] Et au Québec, peut-être plus qu’ailleurs dans le monde, nous savons bien qu’après l’hiver, il vient toujours le printemps », a conclut M. Bérubé sur une note d’espoir.

Le gouvernement du Québec tient jeudi midi une cérémonie devant le Parlement pour souligner cette Journée de commémoration nationale en mémoire des victimes de la COVID-19. Une minute de silence sera observée à travers la province à 13 h.