(Québec) Québec devrait annoncer mercredi que la plupart des régions de la province passeront au palier d’alerte orange après la relâche scolaire, à l’exception du Grand Montréal.

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

Fanny Lévesque Fanny Lévesque
La Presse

L’information, d’abord publiée par TVA, a été confirmée à La Presse par des sources gouvernementales. La cellule de crise du gouvernement est réunie mercredi midi avec la santé publique pour peaufiner les détails de cette annonce, qui sera présentée à 17 h par le premier ministre François Legault.

Plusieurs questions demeurent toutefois en suspens pour l’instant. Par exemple, les régions limitrophes à Montréal, qui sont incluses dans la communauté métropolitaine, passeront-elles au palier orange ou resteront-elles en zone rouge ? Ces précisions seront fournies lors du point de presse en début de soirée.

Selon les mesures actuellement en vigueur, les régions du Québec qui sont situées en zone orange bénéficient d’un couvre-feu débutant à 21 h 30, plutôt qu’à 20 h. Les lieux de culte peuvent accueillir jusqu’à 25 personnes, alors que le nombre de visiteurs est limité à 10 au palier d’alerte maximale.

Les restaurants situés en zones orange peuvent actuellement accueillir des clients dans leurs salles à manger, en limitant chaque table à un maximum de deux adultes et à leurs enfants d’âge mineur. Les bars et les microbrasseries restent toutefois fermés. En point de presse, le gouvernement indiquera mercredi si des modifications seront apportées aux restrictions imposées aux différents paliers d’alerte.

Le Québec a rapporté mercredi 729 nouveaux cas positifs à la COVID-19, un bilan en légère hausse par rapport aux données publiées ces derniers jours. Le nombre de décès causés par le coronavirus s’alourdit de 19 morts.

Sur le plan des hospitalisations, la situation s’améliore, alors que 618 Québécois sont soignés dans les hôpitaux en raison de la COVID-19, une diminution de 10. 120 patients sont aux soins intensifs, un bilan en diminution de 1.

La menace des variants

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, ne cachait pas son inquiétude mardi devant la présence des variants dans le Grand Montréal. De 12 % à 15 % des nouveaux cas confirmés du virus sont maintenant dus à des variants, principalement de la souche du Royaume-Uni.

« Je vous le dis franchement, je vais peser mes mots, mais on a peur de cette situation-là », a-t-il indiqué mardi en conférence de presse. Il a ajouté qu’il craignait même que ce soit « le calme avant la tempête » à Montréal.

Le DHoracio Arruda a, pour sa part, exprimé que le Québec voguait actuellement sur une « mer calme », mais qu’en « dessous, il y a des requins », faisait allusion à la présence des variants dans la province. Les propos du DArruda venaient en quelque sorte tempérer les attentes avant l’annonce de 17 h.

Depuis les dernières semaines, la situation épidémiologique est notamment stable dans Chaudière-Appalaches et la Capitale-Nationale. La Côte-Nord, le Nord-du-Québec, l’Abitibi-Témiscamingue, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine et le Saguenay–Lac-Saint-Jean se trouvent en zone orange.

L’Outaouais a été la dernière à basculer à l’orange, le 22 février dernier.

Dans un avis écrit daté du 16 février, le DArruda a approuvé un scénario voulant que « d’autres régions puissent devenir orange si la tendance se maintient (à confirmer plus tard) ». Le document ne précisait pas quelles régions seraient le plus susceptibles de basculer du rouge à l’orange.

François Legault a déjà affirmé que les assouplissements accordés pour la semaine de relâche, notamment la réouverture des cinémas, étaient là « pour de bon ». Il avait aussi admis que si la situation continuait de s’améliorer au Québec, d’autres régions pourraient passer du rouge à l’orange le 8 mars.