(Québec) Le gouvernement Legault annonce que les corps policiers du Québec mèneront une opération de surveillance des lieux achalandés du 26 février au 7 mars prochain pour s’assurer que les mesures sanitaires sont respectées pendant la semaine de relâche.

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a affirmé mercredi que cette « présence policière bonifiée » représentait environ 15 000 heures de travail pour les policiers qui patrouilleront sur le territoire.

Les policiers auront pour mandat d’assurer des contrôles et de la sensibilisation dans les lieux de villégiatures, les sentiers de motoneige, les parcs, les patinoires, les centres commerciaux et les restaurants, qui sont ouverts dans les régions en zone orange.

En mêlée de presse, la ministre Guilbault a réitéré une phrase qu’elle répète depuis quelques jours, à savoir que « la semaine de relâche ne veut pas dire semaine de relâchement ». Dans la dernière semaine, les policiers ont remis 1695 constats ou rapports d'infraction à des citoyens qui ne respectaient pas les mesures sanitaires. De ce nombre, 1034 constats ont été remis en raison d'un non-respect du couvre-feu.

Mardi, le premier ministre François Legault a pour sa part affirmé qu’il « espère que les Québécois vont être prudents pendant la semaine de relâche et qu’on ne vivra pas ce qu’on a vécu pendant le temps des Fêtes ».

« Si c’est le cas, oui, c’est possible qu’on ouvre davantage le 8 mars », a dit M. Legault, précisant que la suite des choses serait annoncée le 2 mars en fonction du portrait épidémiologique.

Des nouvelles mesures au « goût amer »

La députée du Parti québécois Mégane Perry-Mélançon a déclaré mercredi être restée avec un « goût amer » de la conférence de presse du gouvernement caquiste de mardi, pendant laquelle le premier ministre a confirmé la réouverture des cinémas et des piscines dans les zones rouges.

« J’ai essayé de trouver [en vain] une explication plausible à ce manque d’intérêt de parler publiquement […] d’une reprise des sports, alors qu’on sait qu’il y a énormément de bienfaits, alors qu’on sait que la situation de nos jeunes est en train de dégringoler, autant au niveau de la santé que des notes à l’école, que la détresse psychologique », a affirmé Mme Perry-Mélançon.

« Il y avait encore, il y a deux jours, une sortie des pédiatres, avec Pierre Lavoie, qui demandait la réouverture des sports, du moins en zone orange. Pourquoi on n’est pas capable d’avoir un plan de retour, au moins, dans les zones où est-ce qu’il n’y a pas de cas ? Pour moi, c’est difficile encore à expliquer », a-t-elle ajouté.

Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a déploré que la santé publique n’ait pas expliqué pourquoi les piscines rouvrent, mais pas d’autres sports, comme le tennis, affirmant que le manque de transparence « donne vraiment une forte impression d’arbitraire ».

Du côté de l’opposition officielle, la critique du Parti libéral en matière de santé, la députée Marie Montpetit, a réitéré mercredi que Québec doit mettre en place une stratégie nationale de dépistage, alors que le gouvernement rouvre certaines activités et que des variants de la COVID-19 circulent dans la province.

« Avec la présence des variants qui seraient transmissibles davantage que le virus de souche, je pense que ça devient encore plus nécessaire », a-t-elle dit.