(Québec) Le Parti québécois invite le gouvernement Legault à mettre en place une « bulle Est-du-Québec », permettant aux citoyens du Bas-Saint-Laurent à la Gaspésie de rouvrir leur économie au niveau auquel elle devrait être selon le faible taux de contamination communautaire à la COVID-19, au début février.

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

Le chef péquiste parlementaire et député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, estime qu’imposer un confinement strict et la fermeture de tous les commerces au-delà du 8 février dans les régions moins touchées par la pandémie pourrait avoir des effets négatifs sur le soutien des Québécois aux mesures sanitaires.

« À partir du 8 février, ça prend une approche différenciée entre les régions », a-t-il dit lundi au premier jour du caucus d’avant session parlementaire à Québec.

« Si les citoyens sentent [qu’on leur en demande trop] compte tenu des chiffres qui leur sont accessibles, ça va créer un effet négatif. Les gens seront moins mobilisés », estime M. Bérubé.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, affirme pour sa part que la clé du contrôle de la pandémie passe par la gestion des arrivées dans les aéroports. Il affirme que le gouvernement fédéral doit mieux contrôler les allées et venues des citoyens, alors que de variants méconnus de la COVID-19 circulent à l’international.

Le retour de la démocratie

M. St-Pierre Plamondon est aussi réfractaire à l’idée de repousser le début des travaux parlementaires, qui doivent reprendre la semaine prochaine avec la période de questions au Salon bleu. Des négociations sont toujours en cours au Bureau de l’Assemblée nationale entre les partis à ce sujet.

Selon le chef péquiste, la démocratie et le parlementarisme sont « essentiels », même en pandémie, et des mesures additionnelles peuvent être prises pour assurer que les députés exercent leur travail en toute sécurité. M. St-Pierre Plamondon estime que la technologie présente à l’Assemblée nationale permettrait difficilement aux députés d’effectuer entièrement les travaux parlementaires en virtuel, à la fois pour les commissions et la période de questions.

Au cours de l’hiver, le Parti québécois aura sur son radar quatre priorités, a affirmé lundi le chef péquiste. La protection de la langue française, l’éthique, les relations entre le Québec et le Canada et la relance économique.

Avec le député Harold LeBel qui siège désormais à titre de député indépendant, en raison de ses démêlés judiciaires, les péquistes ne comptent plus que huit députés. « On n’est pas nombreux, mais on est très bon dans ce qu’on fait », a dit M. St-Pierre Plamondon lundi, alors que le parti mettra en ligne au cours de la journée une vidéo énumérant les réalisations qui ont été provoquées par leurs interventions au parlement.