(Québec) Sans tambour ni trompette, le gouvernement Legault a assoupli ses restrictions sanitaires, permettant aux lieux de culte de rouvrir leurs portes, mais à un maximum de 10 fidèles.

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

Selon un arrêté du ministre de la Santé et des Services sociaux Christian Dubé rendu public vendredi, « un maximum de 10 personnes peuvent faire partie de l’assistance d’un lieu de culte, sauf à l’occasion d’une cérémonie funéraire auquel cas la limite prévue » est de 25 personnes.

Or depuis le 8 janvier, en vertu des nouvelles consignes du premier ministre François Legault, les lieux de culte étaient tenus de cesser leurs activités au moins jusqu’au 8 février – sauf pour les funérailles. Avant le 8 janvier, ils pouvaient accueillir jusqu’à 25 personnes.

Cet assouplissement fait suite à une rencontre qui s’est tenue il y a quelques jours entre la Direction générale de la Santé publique et la Table interreligieuse de concertation – qui regroupe des représentants de confessions catholique, anglicane, évangélique, juive et musulmane.

« Sensibilisée à leurs besoins », la Santé publique « a proposé un allègement restreint afin de permettre aux fidèles de continuer la pratique de leur culte », allègement qui a été entériné par Christian Dubé, explique le Ministère.

Selon lui, avec un maximum de 10 personnes, la distanciation physique est facilement respectée et la pratique religieuse se fait ainsi dans un « lieu sécurisé ».

Les règles de base doivent être respectées comme le port du masque et le lavage des mains à l’entrée et à la sortie. Le registre des présences est obligatoire, afin de faciliter le traçage en cas d’éclosion. « Le chant ne peut être permis considérant qu’il a été démontré que cela constitue une pratique à risque de transmission du virus », ajoute le Ministère. Les lieux de culte ne peuvent servir de refuge.

Le Ministère se dit « sensible à la préservation de la liberté de culte » tout en rappelant que des restrictions sont nécessaires pour freiner la pandémie de COVID-19.

L’arrêté ministériel est daté de jeudi, mais l’assouplissement n’a pas été mentionné lors de la conférence de presse de François Legault, Christian Dubé et du directeur national de santé publique, DHoracio Arruda.